Assurance vie ou PER : comment choisir selon son profil ?
Dernière mise à jour : 29 août
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Assurance vie ou PER : comment choisir selon ses objectifs ?
Assurance vie ou PER ?
Derrière cette question apparemment simple se cachent deux logiques d’épargne très différentes. L’une privilégie la disponibilité du capital et la transmission. L’autre est conçue avant tout pour préparer la retraite et peut offrir un avantage fiscal au moment des versements.
Pourtant, vouloir absolument désigner un gagnant est probablement une erreur.
Dans cet épisode d’Assurance en coulisses, Maxime Desjardins, conseiller en gestion de patrimoine, défend une autre approche : avant de comparer les produits, il faut définir son horizon, ses besoins de liquidité, sa fiscalité et ses projets de vie.
Car le meilleur produit d’épargne n’existe pas dans l’absolu. Il existe surtout des solutions plus ou moins adaptées à une situation donnée.
Résumé de l’épisode
Avant de devenir conseiller en gestion de patrimoine, Maxime Desjardins a exercé pendant six ans comme opticien-optométriste. La période du Covid l’amène à changer de voie, à rejoindre la gestion privée puis à lancer sa propre activité.
Au micro d’Assurance en coulisses, il décrypte un débat récurrent : faut-il choisir l’assurance vie ou le Plan d’épargne retraite ?
Fiscalité, transmission, disponibilité de l’épargne, performance, ETF, finance responsable ou encore éducation financière : l’épisode dépasse largement la simple comparaison de deux enveloppes. Maxime insiste surtout sur la nécessité de repartir des objectifs de l’épargnant.
Son message central est simple :
Assurance vie et PER ne sont pas nécessairement concurrents. Ils peuvent répondre à deux étapes et à deux besoins différents d’une même stratégie patrimoniale.
Assurance vie ou PER : pourquoi la comparaison est souvent mal posée ?
En 2025, les Français ont versé 192,1 milliards d’euros en assurance vie, soit 17,1 milliards de plus qu’en 2024. Dans le même temps, les versements sur les PER assurantiels ont atteint 20,2 milliards d’euros, en hausse de 16 % (source : France Assureurs).
Les deux produits occupent donc une place importante dans l’épargne française, mais ils n'ont pas été conçus avec la même finalité.
Maxime Desjardins le résume par deux critères : l’objectif et l’horizon.
« D’un côté, on a du moyen terme, de l’autre du très long terme avec l’horizon retraite. »
L’opposition « assurance vie vs PER » devient alors moins pertinente.
La bonne question est plutôt :
De quand aurai-je besoin de cet argent et pourquoi suis-je en train de l’épargner ?
Quelle est la différence entre une assurance vie et un PER ?
Les deux enveloppes permettent d'investir une épargne sur différents supports. Elles peuvent toutes deux intégrer des actifs plus ou moins risqués et proposer de la gestion libre ou pilotée.
Mais leur fonctionnement fiscal et surtout leur disponibilité diffèrent fortement.
Critère | Assurance vie | PER individuel |
Objectif principal | Épargne, projets, transmission | Préparation de la retraite |
Disponibilité | Rachat possible à tout moment | En principe bloqué jusqu’à la retraite mais possible cas de déblocage sous condition. |
Avantage fiscal à l’entrée | Non | Versements volontaires potentiellement déductibles |
Fiscalité à la sortie | Fiscalité des gains, plus favorable après 8 ans | Dépend notamment de la déduction à l’entrée. |
Transmission | Clause bénéficiaire et régime spécifique | Possible notamment avec un PER assurantiel |
Horizon naturel | Moyen / long terme | Long terme, jusqu’à la retraite |
Gestion du risque | Selon objectifs du contrat | Souvent désensibilisée à l’approche de la retraite |
L’assurance vie : une enveloppe flexible
L’assurance vie peut servir à constituer progressivement un capital, préparer un projet, compléter sa retraite ou organiser la transmission d’un patrimoine.
Contrairement à une idée fréquente, l’argent n’est pas bloqué pendant huit ans. Un rachat peut intervenir avant.
Les huit ans constituent surtout un seuil fiscal : après huit ans, les gains compris dans les rachats bénéficient notamment d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. (source : economie.gouv.fr)
Cette nuance est importante : ouvrir une assurance vie ne signifie pas immobiliser son capital huit années.
Le PER : une enveloppe orientée retraite
Le Plan d’épargne retraite individuel est né de la loi Pacte de 2019.
Son objectif est beaucoup plus ciblé : accumuler une épargne pendant la vie active afin de récupérer ensuite un capital, une rente ou une combinaison des deux à la retraite. (Source: economie.gouv.fr)
Le capital est donc, par principe, indisponible jusque-là.
C’est précisément cette contrainte qui explique en partie l’avantage fiscal associé au PER.
Fiscalité du PER : déduction, et non réduction d’impôt
C’est l’une des confusions les plus importantes relevées pendant l’épisode.
On entend fréquemment :
« Le PER permet d’avoir une réduction d’impôt. »
Techniquement, pour les versements volontaires concernés, il s’agit d’une déduction du revenu imposable, dans la limite du plafond disponible.
La différence est importante.
Si une personne verse 5 000 euros sur son PER, elle ne reçoit pas automatiquement 5 000 euros de réduction d’impôt. Le gain fiscal dépend notamment de sa tranche marginale d’imposition.
Maxime considère ainsi, dans sa pratique, que l'intérêt du mécanisme devient généralement plus significatif pour des contribuables situés dans une tranche marginale de 30 % ou davantage. Il s’agit toutefois de son appréciation patrimoniale, et non d’un seuil légal universel.
Ce qui change pour le PER en 2026
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les versements réalisés après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
Autre évolution : pour les versements réalisés à partir de 2026, certains plafonds de déduction non utilisés peuvent désormais être mobilisés sur les cinq années précédentes, selon les règles applicables.
L’avantage fiscal du PER n’est pas « gratuit »
Le point essentiel de l’épisode est ailleurs : regarder uniquement l'économie d'impôt réalisée lors du versement est insuffisant.
Il faut également comprendre la fiscalité à la sortie.
Lorsque des versements volontaires ont été déduits, la part du capital correspondant à ces versements est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu à la sortie en capital. Les gains suivent leur propre régime fiscal.
Depuis 2026, le prélèvement global indiqué par Bercy sur ces produits atteint 31,4 %.
Le PER doit donc s’analyser dans sa totalité :
avantage fiscal aujourd’hui + durée de placement + rendement potentiel + fiscalité future.
Assurance vie : huit ans ne signifient pas huit ans de blocage
C’est probablement l’un des passages qui mérite le plus d’être clarifié pour les épargnants.
L’assurance vie est souvent présentée comme un produit à « garder huit ans ».
C’est vrai d’un point de vue fiscal, mais pas d’un point de vue juridique.
Vous pouvez effectuer un rachat partiel ou total avant huit ans. Seuls les gains contenus
dans le retrait sont imposables, selon le régime applicable au contrat. (Source : economie.gouv.fr)
L’ancienneté reste toutefois stratégique. Elle ouvre notamment la voie, après huit ans, aux abattements annuels sur les gains.
À retenir : huit ans est un cap fiscal, pas une période d’indisponibilité.
Liquidité : le critère qui peut immédiatement départager PER et assurance vie
Dans l’épisode, Maxime prend des exemples simples :
mariage, études d’un enfant, acquisition immobilière, dépense imprévue…
Si le besoin de capital est déjà identifié, immobiliser cette somme jusqu’à la retraite peut être incohérent.
« Si on a un besoin de liquidité identifié […] on ne bloque pas les fonds. »
Le PER prévoit néanmoins six situations principales de déblocage anticipé, notamment l’invalidité, le décès du conjoint ou partenaire de Pacs, l’expiration des droits au chômage, le surendettement, certaines liquidations judiciaires et l’acquisition de la résidence principale avec une exception pour certains droits issus de versements obligatoires. (Source : economie.gouv.fr)
Mais ces possibilités ne doivent pas transformer le PER en épargne de précaution.
L’épargne de précaution doit venir avant.
Maxime insiste particulièrement sur ce point.
Avant de rechercher du rendement ou un avantage fiscal, il faut conserver une réserve d’argent mobilisable pour les dépenses imprévues.
C’est une règle élémentaire de gestion patrimoniale : ne pas investir une somme dont on risque d’avoir rapidement besoin.
L’assurance vie peut ensuite constituer une seconde couche d’épargne, mais elle ne remplace pas nécessairement une réserve immédiatement disponible.
Rendement : ce n’est pas l’enveloppe qui fait la performance
L’un des meilleurs passages de l’épisode concerne cette phrase souvent entendue :
« Le rendement de l’assurance vie est mauvais. »
La réponse de Maxime est nette :
« Ça ne veut rien dire. L’assurance vie, ça dépend de ce qu’on a dedans. »
C’est essentiel pour comprendre aussi bien l’assurance vie que le PER. Une enveloppe fiscale n’est pas, en elle-même, un placement unique.
La performance dépend notamment :
des supports choisis ;
du niveau de risque ;
de l’allocation entre fonds en euros et unités de compte ;
des frais ;
des arbitrages ;
de l’horizon de placement.
Deux contrats différents investis exactement sur les mêmes supports et supportant les mêmes frais devraient produire une performance comparable avant effets fiscaux.
PER et gestion pilotée : réduire progressivement le risque
L’horizon retraite permet néanmoins une différence de gestion.
Un investisseur encore éloigné de la retraite peut accepter davantage de volatilité si son profil le permet. À mesure que l’échéance approche, l’enjeu devient progressivement de sécuriser le capital accumulé.
C’est le principe de la gestion pilotée à horizon, mode de gestion proposé par défaut sur les PER : l’épargne peut être davantage exposée à des actifs risqués lorsque la retraite est lointaine, puis progressivement orientée vers des supports moins risqués. (Source : AMF France)
Attention toutefois : l’AMF rappelle que « moins risqué » ne signifie pas absence totale de risque.
ETF : la diversification doit être regardée au-delà du nombre de lignes
L’épisode aborde également la montée des ETF dans l’assurance vie et le PER.
Un ETF permet de suivre la performance d’un indice ou d’un panier d’actifs. Mais Maxime met en garde contre une lecture trop superficielle de la diversification.
Un fonds peut contenir des centaines, voire des milliers de titres tout en restant très exposé à une poignée de grandes entreprises si celles-ci représentent une part importante de l’indice.
Autrement dit :
Nombre de lignes ≠ diversification effective.
La vraie analyse doit porter sur la concentration, les secteurs, les zones géographiques et le risque global du portefeuille.
Transmission : l’assurance vie garde un rôle central, mais le PER compte aussi.
La transmission est souvent associée immédiatement à l’assurance vie.
Et pour cause : le souscripteur peut désigner un ou plusieurs bénéficiaires grâce à une clause spécifique.
Pour les sommes versées avant 70 ans, le régime fiscal peut notamment prévoir un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, selon les conditions applicables. Les règles diffèrent pour les versements réalisés après 70 ans. (Source : economie.gouv.fr)
Il faut donc éviter le raccourci « assurance vie = toujours hors succession sans limite ».
La situation dépend notamment :
de l’âge lors des versements ;
de la date des primes ;
du bénéficiaire ;
du montant transmis.
Et le PER ?
Le PER assurantiel peut lui aussi permettre la désignation de bénéficiaires.
En cas de décès, les règles diffèrent notamment selon que le PER prend la forme d’un compte-titres ou d’un contrat d’assurance. Pour le PER assurantiel, le régime de transmission varie également selon que le décès intervient avant ou après 70 ans. (Source : Service Public)
C’est pourquoi Maxime refuse là encore une opposition systématique entre les deux enveloppes.
Assurance vie ou PER : comment choisir concrètement ?
Plutôt que de demander « lequel est le meilleur ? », quatre questions permettent déjà de clarifier la décision.
1. Quand aurez-vous besoin de cet argent ?
Projet à cinq ans ? Retraite dans vingt-cinq ans ? Transmission ? L’horizon est le premier filtre.
2. Votre fiscalité rend-elle réellement le PER intéressant ?
Le niveau de revenu n’est pas le seul critère. Il faut étudier :
la tranche marginale d’imposition ;
le plafond de déduction disponible ;
la fiscalité future probable ;
la capacité à immobiliser l’épargne.
3. Disposez-vous déjà d’une épargne de précaution ?
Si la réponse est non, la recherche d’optimisation fiscale doit probablement attendre.
4. Quel est votre objectif patrimonial ?
Préparer la retraite, financer un projet, transmettre, protéger un conjoint ou conserver de la liquidité ne conduisent pas forcément à la même enveloppe.
Dans quels cas l’assurance vie peut être davantage adaptée ?
Sans constituer une recommandation individuelle, l’assurance vie peut être cohérente lorsque :
la disponibilité de l’épargne est importante ;
plusieurs projets sont envisagés avant la retraite ;
la transmission est un objectif important ;
l’épargnant souhaite conserver une grande flexibilité ;
le bénéfice fiscal immédiat du PER est faible par rapport à ses contraintes.
Dans quels cas le PER peut-il être pertinent ?
Le PER mérite notamment d’être étudié lorsque :
l’objectif est clairement la préparation de la retraite ;
l’horizon est long ;
l’épargnant peut immobiliser une partie de son patrimoine ;
la déduction du revenu imposable présente un intérêt réel ;
l’épargne de précaution est déjà constituée.
Mais là encore, il n’existe pas de règle universelle du type « PER à partir de tel salaire ».
Peut-on cumuler assurance vie et PER ?
Oui.
Et c’est même l’un des principaux enseignements de l’épisode.
Maxime explique qu’il a tendance, dans certaines situations, à associer les deux enveloppes plutôt qu’à choisir exclusivement l’une ou l’autre.
L’assurance vie peut répondre à une logique de disponibilité, de transmission et de projets à moyen terme.
Le PER peut constituer une poche distincte destinée à la retraite.
La complémentarité permet donc de donner une mission différente à chaque euro épargné.
Les trois erreurs les plus fréquentes selon Maxime Desjardins
1. Ne pas savoir ce que contient son contrat
Fonds, frais, niveau de risque, allocation : beaucoup d’épargnants connaissent le nom de leur enveloppe sans comprendre réellement leur investissement.
2. Ne jamais piloter son épargne
Un placement adapté aujourd’hui peut ne plus l’être dans cinq ans.
Un achat immobilier, un enfant, une hausse de revenus ou le rapprochement de la retraite peuvent justifier un nouvel arbitrage.
3. Choisir uniquement pour payer moins d’impôts
L’optimisation fiscale ne doit pas devenir l’objectif patrimonial.
Réduire son revenu imposable aujourd’hui n’a pas beaucoup de sens si l’on immobilise une somme dont on aura besoin prochainement.
Éducation financière : comprendre avant d’investir
L’épisode déborde finalement du simple duel assurance vie/PER.
Maxime estime que la faiblesse de l’éducation financière explique une partie de la méfiance des Français à l’égard de l’investissement.
Sa formule est simple :
« L’investissement, c’est risqué ? Non, pas systématiquement. »
Cela ne signifie évidemment pas que tout investissement est sans risque.
Au contraire, le point consiste à comprendre le triptyque qu’il évoque : performance, risque et liquidité.
Chercher davantage de rendement suppose généralement d’accepter certaines contreparties : fluctuation du capital, durée de détention, moindre disponibilité ou combinaison de ces facteurs.
Assurance vie, PER et investissement responsable
Dernier sujet abordé : les critères ESG et l’investissement responsable.
Là encore, l’intitulé d’un fonds ne suffit pas.
Maxime conseille aux épargnants ayant des convictions fortes de regarder :
la composition réelle des fonds ;
leur niveau de concentration ;
les secteurs financés ;
les critères d’exclusion ;
les labels utilisés.
Un ETF comportant « ESG » dans son nom ne signifie pas nécessairement que l’ensemble des entreprises détenues correspondra aux convictions personnelles de l’investisseur.
L’enveloppe assurance vie ou PER compte finalement moins ici que les supports réellement sélectionnés à l’intérieur.
Ce qu’il faut retenir
Assurance vie et PER n’ont pas exactement la même finalité.
L’assurance vie reste disponible : huit ans est un seuil fiscal, pas une période de blocage.
Le PER est conçu pour la retraite et son capital est en principe immobilisé jusqu’à cette échéance.
Les versements volontaires sur un PER peuvent être déductibles du revenu imposable dans certaines limites.
Une économie fiscale à l’entrée doit toujours être comparée à la fiscalité à la sortie.
Le rendement dépend avant tout des supports, des frais et du niveau de risque.
La gestion du risque doit évoluer avec l’horizon.
L’assurance-vie joue un rôle important pour la transmission.
Le PER assurantiel possède également des mécanismes successoraux.
Le choix dépend surtout des objectifs, de la liquidité nécessaire et de l’horizon.
Pour de nombreux profils, la réponse peut être : assurance vie et PER plutôt qu’assurance vie ou PER.
Alors, assurance vie ou PER ?
Le principal enseignement de cet échange avec Maxime Desjardins est qu’il n’existe pas de vainqueur universel.
L’assurance vie se distingue par sa souplesse, son accès au capital et ses possibilités en matière de transmission. Le PER répond à une logique plus ciblée : préparer la retraite tout en pouvant bénéficier d’une déduction fiscale pendant la phase d’épargne.
Mais choisir uniquement sur la fiscalité ou le rendement serait passer à côté du véritable sujet.
La première question devrait toujours être : quel est mon objectif et quand aurai-je besoin
de mon argent ?
Cet article est pédagogique et ne constitue pas un conseil patrimonial ou fiscal individualisé. Les règles fiscales pouvant évoluer, il convient de vérifier la réglementation applicable à sa situation.
Retrouvez l’intégralité de cet échange avec Maxime Desjardins dans Assurance en coulisses, disponible sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube et les principales plateformes d’écoute.
Vous pouvez contacter Maxime Desjardins via LinkedIn
FAQ
Quelle différence entre une assurance vie et un PER ?
L’assurance vie est une enveloppe d’épargne flexible permettant notamment de financer des projets, de préparer la retraite ou de transmettre un capital. Le PER est spécifiquement conçu pour préparer la retraite. L’assurance vie permet des rachats à tout moment, tandis que l’épargne du PER reste en principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf exceptions prévues par la loi.
Est-il préférable d’ouvrir une assurance vie ou un PER ?
Il n’existe pas de réponse universelle. L’assurance vie convient davantage aux personnes recherchant de la souplesse et pouvant avoir besoin de leur capital avant la retraite. Le PER peut être pertinent pour une épargne de long terme destinée à la retraite, notamment lorsque la déduction fiscale des versements présente un réel intérêt.
Peut-on avoir une assurance vie et un PER ?
Oui. Les deux produits peuvent être complémentaires. Une assurance vie peut répondre aux objectifs de liquidité, de projets à moyen terme et de transmission, tandis qu’un PER peut constituer une poche spécifiquement consacrée à la retraite. La répartition dépend de l’horizon, de la fiscalité et des besoins personnels. (Source: economie.gouv.fr)
L’argent placé sur une assurance vie est-il bloqué pendant huit ans ?
Non. Vous pouvez effectuer un rachat sur une assurance vie avant huit ans. Les huit ans correspondent essentiellement à une étape fiscale : après cette durée, les gains compris dans les rachats bénéficient notamment d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple imposé conjointement. (source : economie.gouv.fr).
L’argent du PER est-il bloqué jusqu’à la retraite ?
En principe, oui. Le PER est conçu comme un placement de long terme destiné à la retraite. La réglementation prévoit néanmoins plusieurs cas de déblocage anticipé, notamment certains accidents de la vie et l’acquisition de la résidence principale. Les modalités fiscales de ces sorties varient selon la situation. (Source: economie.gouv.fr)
Le PER permet-il de réduire ses impôts ?
Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond disponible. Il s’agit donc techniquement d’une déduction et non d’une réduction d’impôt. L’économie réelle dépend notamment de la tranche marginale d’imposition. À la sortie, une fiscalité s’applique également selon le mode choisi et l’origine des versements.
Le PER est-il intéressant à partir d’un certain salaire ?
Il n’existe pas de salaire légal à partir duquel le PER deviendrait automatiquement intéressant. Maxime Desjardins estime dans l’épisode que l’intérêt fiscal est souvent plus marqué à partir d’une tranche marginale d’imposition de 30 %, mais la décision dépend aussi de l’horizon, du besoin de liquidité et des objectifs patrimoniaux.
Quel est le plus rentable entre assurance vie et PER ?
Aucun des deux n’est intrinsèquement plus performant. Le rendement dépend principalement des supports d’investissement choisis, des frais, de l’allocation et du niveau de risque. À supports et frais identiques, les performances brutes peuvent être très proches. La différence se joue ensuite notamment sur la fiscalité et l’horizon.
Assurance vie ou PER pour transmettre son patrimoine ?
L’assurance vie dispose d’un régime de transmission particulièrement connu, avec une clause bénéficiaire et des règles fiscales spécifiques. Un PER assurantiel peut également permettre la désignation de bénéficiaires. Les règles diffèrent cependant selon l’âge, le type de PER et les circonstances du décès. Une analyse personnalisée est donc nécessaire.
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📖 CHAPITRES
00:00:00-Intro
00:02:41-Présentation
00:04:04-Question signature
00:05:46-Définition simple à 100 % Assurance vie vs PER
00:06:31-Enjeux de société Retraite, épargne
00:08:39-Comment choisir entre assurance-vie et PER ?
00:10:46-Qu'est-ce qu'on oublie quand on parle d'assurance-vie ?
00:11:34-L'incompréhension autour du Plan Épargne Retraite
00:12:23-Assurance-vie et PER, des produits comparables ?
00:13:52-Objectif patrimonial de l'assurance-vie
00:15:18-L'avantage d'avoir un produit d'épargne retraite
00:16:42-PER : Niveau de revenu et réduction d'impôt ?
00:19:51-Le PER un produit intéressant pour optimiser son patrimoine en ayant une société ?
00:22:13-Comment arbitrer la fiscalité entre l'assurance-vie et le PER ?
00:23:37-Liquidité entre l'assurance-vie et le PER ?
00:25:32-Comprendre l'intérêt de l'épargne de précaution
00:27:23-Transmission patrimoniale : assurance-vie ou PER ?
00:30:08-Allocation et performance entre l'assurance-vie vs PER
00:35:07-Investissement ESG
00:39:26-Match : Assurance-vie vs PER ?
00:40:10-3 Erreurs sur l'assurance-vie et le PER
00:42:22-Une idée reçue sur l'investissement
00:44:30-Recos podcast/livres sur l'investissement
00:46:50-Question signature
00:47:38-Mot de la fin
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