Épargne retraite : comment Gedeon réinvente le PER avec le digital
Dernière mise à jour : 30 août

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Épargne retraite : comment Gedeon réinvente le PER digital
Préparer sa retraite n’a jamais été aussi présent dans le débat public. Pourtant, comprendre ses droits, évaluer sa future pension et choisir une solution d’épargne restent complexes pour beaucoup de Français.
C’est précisément sur ce paradoxe que Gedeon a décidé de se positionner.
Dans cet épisode d’Assurance en coulisses, Julien Jacquemin, actuaire depuis plus de vingt ans et dirigeant de Gedeon, explique pourquoi l’enjeu ne consiste pas simplement à vendre davantage de produits d’épargne. Il s’agit de rendre la retraite compréhensible, accessible et concrète grâce à la technologie, à la pédagogie et à une gestion administrative largement digitalisée.
Une approche qui intervient au moment où le Plan d’épargne retraite poursuit une croissance spectaculaire en France.
Résumé de l’épisode
Julien Jacquemin connaît la retraite de l’intérieur. Actuaire de formation, il a passé une grande partie de sa carrière dans le conseil aux entreprises sur les problématiques de retraite avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Avec Gedeon, il veut repenser l’expérience de l’épargne retraite autour d’une idée simple : partir de l’objectif final du bénéficiaire plutôt que du produit financier.
Dans cet épisode, il revient sur la création de l’entreprise, le choix du PER d’entreprise, le rôle du back-office, la digitalisation des parcours, l’entrée de Malakoff Humanis au capital, mais aussi sur un enjeu beaucoup plus large : comment préparer les Français à une retraite dont le niveau futur reste difficile à anticiper ?
L’échange permet ainsi de comprendre aussi bien les mutations de l’assurance que celles du système de retraite français.
Gedeon : partir de la retraite plutôt que de l’épargne
L’une des phrases les plus révélatrices de l’épisode arrive très tôt.
Pour Julien Jacquemin, le véritable objectif n’est ni la collecte ni même l’assurance :
« L’objectif, c’est pas la collecte, c’est pas l’assurance, c’est la retraite des gens. »
Cette distinction peut sembler sémantique. Elle traduit pourtant une différence profonde de positionnement.
Dans l’univers financier, la conversation commence souvent par le produit : assurance vie, PER, fonds euros, unités de compte, gestion pilotée…
Gedeon souhaite inverser cette logique.
La question devient : quelle retraite cherche-t-on à préparer et comment l’épargne peut-elle contribuer à cet objectif ?
Julien Jacquemin insiste ainsi sur le fait que l’épargne n’est qu’un moyen. La finalité reste l’amélioration du niveau de vie à la retraite.
Pourquoi cette approche prend-elle de l’importance ?
Parce que le marché du PER est désormais loin d’être marginal.
Créé dans le cadre de la loi Pacte et commercialisé depuis le 1ᵉʳ octobre 2019, le Plan d’épargne retraite a simplifié un paysage historiquement fragmenté entre PERP, contrats Madelin, Perco ou encore contrats « article 83 ». Le dispositif se décline aujourd’hui sous trois grandes formes : PER individuel, PER d’entreprise collectif et PER d’entreprise obligatoire.
Fin 2025, le marché représentait :
150,4 milliards d’euros d’encours ;
12,9 millions de titulaires ;
88,5 milliards d’euros sur les PER individuels ;
33,86 milliards sur les PER d’entreprise collectifs ;
28,04 milliards sur les PER obligatoires.
(Source : Tresor.economie.gouv)
Le PER est donc devenu une composante importante du paysage de l’épargne française.
Mais la croissance du marché ne règle pas automatiquement le problème de compréhension du produit.
Pourquoi Gedeon a-t-il choisi de « dépoussiérer » l’épargne retraite avec avec un PER digital ?
L’histoire de Gedeon naît pendant la période Covid.
Julien Jacquemin et son associé observent alors le développement rapide de nombreuses startups financières et assurantielles. Un élément attire particulièrement leur attention : certaines ne réinventent pas nécessairement le risque assuré, mais transforment radicalement l’expérience proposée au client.
Ils identifient alors une opportunité dans leur propre univers professionnel.
Selon Julien Jacquemin, l’épargne collective a longtemps été une sorte de « parent pauvre » de l’assurance en matière d’investissement technologique.
L’idée devient alors de combiner trois briques :
expertise retraite + gestion administrative + technologie.
L’objectif n’est donc pas simplement de créer une interface plus moderne autour d'un contrat existant. Il s’agit de travailler également sur ce qui se passe derrière l’écran.
Une insurtech pensée depuis le back-office
C’est probablement l’un des points les plus différenciants de l’épisode.
De nombreuses innovations assurantielles se concentrent sur le front-office : acquisition, parcours de souscription, application mobile ou espace client.
Gedeon revendique une logique différente.
Julien Jacquemin résume cette philosophie ainsi :
« Une vraie boîte tech et pas une boîte marketing. »
Son constat est simple : les systèmes d’information historiques de grandes compagnies peuvent être difficiles à faire évoluer. Une modification apparemment mineure peut mobiliser différents outils, prestataires et processus.
La technologie doit donc intervenir non seulement sur la présentation du produit, mais également sur son administration.
Le PER d’entreprise obligatoire comme porte d’entrée
Gedeon commence par un marché particulièrement technique : le PER d’entreprise obligatoire, ou PERO.
Ce dispositif a notamment succédé aux anciens contrats dits « article 83 ».
Le choix est loin d’être anodin.
Julien Jacquemin et ses équipes viennent historiquement du conseil aux entreprises et de la retraite collective. Ils disposent donc déjà d’une expertise métier et d’une connaissance des besoins des directions des ressources humaines.
Le B2B présente également une caractéristique intéressante : obtenir un contrat avec une entreprise permet potentiellement d’intégrer simultanément un nombre important de salariés.
Plutôt que d’affronter immédiatement les acteurs du PER individuel sur les coûts d’acquisition digitale, Gedeon décide donc de commencer là où son expertise constitue une véritable barrière à l’entrée.
Qu’est-ce qu’un PERO ?
Le Plan d’épargne retraite d’entreprise obligatoire est un dispositif mis en place par une entreprise pour tout ou partie de ses salariés.
Il peut notamment recevoir les cotisations obligatoires de l’employeur et, lorsque l’accord le prévoit, celles du salarié.
Le nouveau PER instauré par la loi Pacte distingue trois compartiments selon l’origine des sommes : versements volontaires, épargne salariale et cotisations obligatoires.
Cette architecture permet de regrouper différents mécanismes de préparation de la retraite dans un cadre commun.
Digitaliser le PER ne signifie pas simplement supprimer le papier.
C’est probablement ici que la proposition de Gedeon devient la plus concrète.
Dans l’épisode, Julien Jacquemin décrit un parcours dans lequel la signature électronique, la création du contrat, l’espace RH et l’espace du bénéficiaire sont intégrés dans une même chaîne.
Il explique être capable, lors d’une démonstration, de partir d’un numéro SIRET et d’aboutir à un dispositif mis en gestion en quelques dizaines de minutes.
Il compare cette approche à certains processus traditionnels susceptibles, selon son expérience, de nécessiter plusieurs semaines.
Il faut évidemment considérer cette comparaison comme le retour d’expérience de l’invité et non comme un délai universel applicable à l’ensemble du marché.
Mais elle illustre parfaitement l’enjeu.
Front-office et back-office doivent communiquer
Une souscription digitale n’apporte qu’une partie de la réponse si les opérations sont ensuite retraitées manuellement.
Dans le modèle décrit par Julien Jacquemin, les équipes et outils de gestion prennent également en charge différentes opérations administratives et financières pour les assureurs partenaires.
Cette intégration permet de raccourcir les chaînes de traitement.
À retenir : digitaliser l’assurance ne consiste pas uniquement à remplacer un formulaire papier par un formulaire web. La transformation devient réellement structurante lorsque le parcours client, la donnée et les opérations de gestion fonctionnent ensemble.
C’est un enseignement qui dépasse très largement le seul marché de la retraite.
Faire du PER un outil de marque employeur
Autre sujet intéressant : l’épargne retraite n’est pas uniquement envisagée comme un avantage financier.
Elle peut devenir un outil de politique RH et de marque employeur.
Le problème est que beaucoup de salariés connaissent mal les dispositifs dont ils bénéficient.
Une cotisation retraite supplémentaire peut apparaître sur une fiche de paie sans que le collaborateur soit réellement capable d’en mesurer la valeur.
Gedeon souhaite donc rendre ce bénéfice plus visible.
La plateforme propose notamment une vision plus globale de la retraite et cherche à rapprocher :
les droits issus de la retraite obligatoire ;
les différents contrats d’épargne retraite ;
les investissements ;
la projection du bénéficiaire.
Julien Jacquemin parle d’une forme de « vision 360 degrés retraite ».
Cette promesse reste également au cœur du positionnement actuel de Gedeon, dont le site met en avant l’agrégation de la retraite publique et des différents PER de l’adhérent.
Pourquoi est-ce stratégique pour une entreprise ?
Un avantage social que personne ne comprend perd une partie de sa valeur perçue.
Une entreprise peut consacrer un budget significatif à la retraite supplémentaire sans que ses collaborateurs soient capables d’identifier précisément ce qu’elle finance.
L’amélioration de l’expérience utilisateur peut donc avoir un double effet :
améliorer la compréhension financière du salarié et valoriser la politique sociale de l’employeur.
L'entrée de Malakoff Humanis : résoudre le paradoxe de la durée
L’épargne retraite présente une particularité majeure : elle s’inscrit potentiellement sur plusieurs dizaines d’années.
Une startup, à l’inverse, peut être perçue comme une organisation encore jeune.
Julien Jacquemin identifie clairement ce paradoxe dans l’épisode :
Comment convaincre un client de confier une épargne destinée à sa retraite à une structure dont l’histoire est nécessairement plus courte que celle du produit ?
Le rapprochement avec Malakoff Humanis apporte une réponse à cette question.
Le 14 mars 2024, Malakoff Humanis a annoncé une prise de participation majoritaire dans Betakorn, holding détenant KaribU Gestion et Gedeon. Le groupe expliquait alors vouloir renforcer sa présence sur le marché de l’épargne tout en accélérant sa transformation digitale.
Pour Gedeon, l’enjeu est également celui de la crédibilité et de la capacité à s’inscrire dans la durée.
Ce rapprochement offre aussi des perspectives commerciales, technologiques et de gestion.
Il illustre une tendance plus large dans l’assurance : plutôt que de construire toutes les innovations en interne, certains grands groupes s’appuient sur des startups spécialisées pour accélérer leur transformation.
Épargne retraite : un marché qui change d’échelle
La croissance récente du PER montre que l’épargne retraite entre progressivement dans les habitudes financières des Français.
En 2025, les seuls PER assurantiels ont enregistré 20,2 milliards d’euros de versements, soit une hausse de 16 % sur un an. Leur encours atteignait 111,9 milliards d’euros fin décembre (Source : France Assureurs).
Tous types de PER confondus, l’encours a franchi les 150 milliards d’euros.
Mais ces chiffres doivent être replacés dans le contexte plus large du système français de retraite.
France Assureurs rappelle que les régimes obligatoires ont versé 400,3 milliards d’euros de prestations en 2024, contre 8,9 milliards au titre de la retraite supplémentaire facultative et de l’épargne retraite gérées par les organismes concernés.
La capitalisation reste donc un complément, et non le cœur du système français.
Répartition ou capitalisation : pourquoi le débat va continuer ?
Une partie importante de l’épisode dépasse Gedeon pour aborder l’avenir même du système de retraite.
Julien Jacquemin exprime une inquiétude sur la capacité des régimes actuels à conserver durablement leurs caractéristiques.
Il insiste donc sur l’intérêt, selon lui, de constituer parallèlement une épargne personnelle.
Cette position correspond à celle de l’invité et doit être distinguée des projections officielles.
Le Conseil d’orientation des retraites offre une lecture plus nuancée.
Dans son rapport 2025, le COR estime que les dépenses du système de retraite représentaient 13,9 % du PIB en 2024 et pourraient atteindre environ 14,2 % en 2070 dans son scénario de référence.
En revanche, la pension moyenne rapportée au revenu d’activité moyen diminuerait : elle passerait de 52,3 % en 2023 à 45,1 % en 2070 selon ces projections.
Autrement dit, le débat ne porte pas uniquement sur l’existence future des pensions.
Il concerne également leur niveau relatif par rapport aux revenus des actifs.
Et c’est précisément dans cet espace que l’épargne retraite supplémentaire peut prendre davantage d’importance.
L’éducation financière, véritable bataille de la retraite
« Combien toucherez-vous à la retraite ? »
Cette question posée dans l’épisode résume une difficulté majeure.
Même des professionnels familiers des ressources humaines ou de la protection sociale peuvent avoir du mal à estimer précisément leur future pension.
Julien Jacquemin estime donc que la prochaine transformation du marché ne sera pas uniquement technologique.
Elle sera pédagogique.
« Les gens sont à la fois inquiets mais font rien. »
Derrière la formule volontairement directe se cache un enjeu comportemental : savoir qu’un problème existe ne suffit pas nécessairement à agir.
Le temps est un élément central de l’épargne retraite.
L’un des messages pédagogiques développés par Gedeon consiste à montrer l’intérêt de commencer tôt.
Julien Jacquemin utilise l’exemple d’un versement régulier de 100 euros par mois commencé à différents âges pour illustrer l’effet potentiellement très important de la durée de capitalisation.
Les résultats exacts dépendent évidemment du rendement, des frais, de la fiscalité et de la durée d’investissement.
Mais le principe financier est essentiel : plus la période de capitalisation est longue, plus les intérêts composés ont potentiellement le temps de produire leurs effets.
La meilleure innovation pourrait donc parfois être beaucoup plus simple qu'un nouvel algorithme : faire comprendre suffisamment tôt aux utilisateurs pourquoi ils doivent se préoccuper de leur retraite.
Le PER pour les indépendants : un enjeu encore différent
L’épisode insiste également sur la situation des indépendants.
Pour Julien Jacquemin, les besoins ne sont pas identiques entre salariés, dirigeants, travailleurs non salariés et micro-entrepreneurs.
Les droits futurs dépendent notamment des revenus déclarés et des cotisations versées.
Un niveau plus faible de cotisations sociales peut logiquement se traduire par des droits à retraite moins importants.
D’où l’intérêt de raisonner en taux de remplacement : quelle proportion de son revenu d’activité pourra-t-on conserver une fois à la retraite ?
Gedeon commercialise aujourd’hui également un PER individuel destiné notamment aux travailleurs non salariés et indépendants.
Le sujet n’est donc plus seulement celui du PER d’entreprise.
Il devient celui d’un accompagnement retraite adapté à chaque situation professionnelle.
Après le PER : rapprocher épargne salariale et épargne retraite
L’une des ambitions exprimées dans l’épisode concerne la convergence entre épargne salariale et épargne retraite.
Pour un salarié, ces dispositifs peuvent aujourd’hui apparaître comme différents univers, avec leurs propres interfaces, règles et logiques.
Gedeon souhaite à terme proposer une expérience plus homogène.
Julien Jacquemin explique que cette convergence constitue l’un des axes de développement importants de la plateforme.
Cette logique est particulièrement intéressante car la loi Pacte a justement cherché à améliorer les passerelles entre différents dispositifs. (Source : service public)
Le produit financier devient alors une brique d’un ensemble plus large.
L’utilisateur ne devrait plus avoir à comprendre l’organisation interne de l’assureur, du gestionnaire ou du teneur de compte.
Il devrait pouvoir répondre à une question beaucoup plus simple :
Où en suis-je dans la préparation de ma retraite ?
Ce que l’expérience de Gedeon dit aussi de l’innovation en assurance
Cet épisode apporte enfin plusieurs enseignements qui dépassent largement le PER.
1. Le back-office peut devenir un avantage concurrentiel.
L’innovation visible par le client n’est souvent que la partie émergée de l’iceberg.
Un processus réellement digital doit également transformer la gestion administrative.
2. Une insurtech peut partir d’une expertise métier.
Gedeon n’est pas né uniquement d’une intuition technologique.
Ses fondateurs connaissaient déjà profondément le marché de la retraite et ses processus.
La technologie vient donc répondre à un problème métier identifié auparavant.
3. Une levée de fonds sert surtout à acheter du temps
Julien Jacquemin résume clairement l’objectif de leur financement :
« La levée de fonds, pour moi, son objectif, c’était de nous faire gagner du temps. »
L’idée était d’accélérer suffisamment pour prendre position sur le marché avant que d’autres acteurs ne développent des solutions comparables.
4. La technologie ne remplace pas la pédagogie.
Même le meilleur parcours digital ne peut pas résoudre un problème que l’utilisateur ne comprend pas.
Sur la retraite, la capacité à expliquer devient donc presque aussi importante que la capacité à gérer.
Ce qu’il faut retenir
Le marché du PER a dépassé 150 milliards d’euros d’encours fin 2025.
Gedeon veut partir de l’objectif « retraite » plutôt que du seul produit d’épargne.
Son modèle repose fortement sur l’intégration entre expérience utilisateur, technologie et back-office.
Le PER d’entreprise obligatoire a constitué son premier marché.
La retraite supplémentaire peut également devenir un outil de marque employeur.
L’entrée de Malakoff Humanis au capital apporte à Gedeon un acteur industriel capable de soutenir son développement dans la durée.
L’éducation financière reste l’un des principaux défis : beaucoup de Français connaissent encore mal leurs droits futurs.
La croissance du PER ne remplace pas la retraite par répartition : elle renforce surtout le rôle de l’épargne supplémentaire.
La convergence entre épargne salariale et épargne retraite pourrait constituer une prochaine étape importante du marché.
La vraie bataille ne sera probablement pas seulement de vendre davantage de PER, mais de rendre la retraite réellement compréhensible.
L’histoire de Gedeon montre que l’innovation dans l’épargne retraite ne se limite pas à proposer un contrat supplémentaire ou une application plus moderne.
Elle consiste à repenser toute la chaîne : souscription, gestion, accès à l’information, pédagogie et projection dans le temps.
Le sujet devient d’autant plus stratégique que le PER dépasse désormais 150 milliards d’euros d’encours et que les interrogations autour du niveau futur des pensions restent fortes.
L’enjeu des prochaines années pourrait donc être moins de convaincre les Français qu’ils doivent épargner que de leur permettre de comprendre pourquoi, combien et dans quel objectif ?
Retrouvez l’intégralité de cet échange avec Julien Jacquemin dans Assurance en coulisses, disponible sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube et les principales plateformes d’écoute.
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Site de GEDEON : https://gedeon.io/
Pour en savoir plus sur la retraite supplémentaire : consulte le guide du PER et du PERIN.
FAQ
Qu’est-ce que l’épargne retraite ?
L’épargne retraite regroupe les sommes constituées pendant la vie active afin de compléter les revenus une fois à la retraite. Elle peut prendre différentes formes, notamment le Plan d’épargne retraite. Contrairement à la retraite obligatoire par répartition, cette épargne repose sur des sommes capitalisées au bénéfice de l’épargnant.
Qu’est-ce qu’un plan d’épargne retraite ?
Le Plan d’épargne retraite, ou PER, est un dispositif d’épargne de long terme créé par la loi Pacte. Commercialisé depuis octobre 2019, il existe sous trois formes principales : PER individuel, PER d’entreprise collectif et PER d’entreprise obligatoire. Il a progressivement remplacé plusieurs anciens dispositifs comme le PERP, le contrat Madelin et l’article 83.
Qu’est-ce qu’un PER digital ?
Un PER digital permet d'effectuer tout ou partie de la souscription et de la gestion en ligne. La digitalisation peut concerner la signature électronique, le suivi de l’épargne, les versements ou encore les opérations administratives. Dans le modèle présenté par Gedeon, elle concerne également une partie importante du back-office.
Qu’est-ce qu’un PER d’entreprise obligatoire ?
Le PER d’entreprise obligatoire, ou PERO, est mis en place par une entreprise au bénéfice de tout ou partie de ses salariés. Il succède notamment aux anciens contrats « article 83 ». Il peut recevoir des cotisations obligatoires versées par l’entreprise et éventuellement par les salariés concernés.
Quelle différence entre retraite par répartition et retraite par capitalisation ?
Dans un système par répartition, les cotisations versées aujourd’hui financent les pensions des retraités actuels. Dans un système par capitalisation, les sommes sont investies afin de constituer une épargne destinée à financer ultérieurement la retraite de l’épargnant. En France, le système obligatoire repose principalement sur la répartition, l’épargne retraite venant en complément.
Pourquoi commencer tôt à épargner pour sa retraite ?
Commencer tôt permet de répartir l’effort d’épargne sur une période plus longue et de bénéficier davantage de l’effet potentiel des intérêts composés. À rendement identique, une somme investie pendant plusieurs décennies dispose de davantage de temps pour produire des gains. Les performances restent toutefois dépendantes des placements choisis, des frais et des marchés financiers.
Combien d’argent est investi dans les PER en France ?
Au 31 décembre 2025, les différents PER totalisaient 150,4 milliards d’euros d’encours pour 12,9 millions de titulaires, selon les données consolidées publiées par le ministère de l’Économie.
Quel est l’intérêt d’un PER pour une entreprise ?
Un PER d’entreprise permet d’aider les salariés à préparer leur retraite tout en intégrant ce
dispositif dans la politique de rémunération et d’avantages sociaux. Lorsqu’il est correctement expliqué et valorisé, il peut aussi participer à la marque employeur et à la fidélisation des collaborateurs.
Quel est le positionnement de Gedeon ?
Gedeon se positionne comme un spécialiste digital de l’épargne retraite avec son PER. Son approche associe parcours numérique, gestion administrative et outils permettant d’obtenir une vision plus globale de sa retraite. L'entreprise propose des solutions destinées notamment aux entreprises, salariés, indépendants et courtiers.
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📖 CHAPITRES
00:00:00-Générique d’intro
00:01:48-Présentation
00:02:59-Question Mystère
00:04:18-La Genèse de GEDEON
00:13:24-Marché des produits retraites
00:15:57-Anecdote sur Gedeon
00:17:39-Orientation business BtoC ou BtoB ?
00:21:53-Platefrome 100 % digitale
00:24:45-Croissance et levée de fonds
00:29:31-Rapprochement avec le groupe Malakoff Humanis
00:32:39-Sujet de la retraite en France
00:43:43-Question signature : Une musique qui représente le parcours pro
00:44:47-Mindset en 3 mots
00:46:17-Retours d'expériences
00:56:49-Si ton métier devait être un sport quel serait-il ?
00:59:32-Recommandations livres/podcasts
01:02:09-Mots de la fin
01:06:15-Recos invité(e)s
01:07:50-Générique de fin
🎧 Bonne écoute à toustes !
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