top of page

Acheel : l’insurtech qui repense l’assurance digitale

Photo du rédacteur: antoine GANDOIS
antoine GANDOIS
31 mars
13 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 août

Pochette de l'épisode du podcast Assurance en coulisses avec Ralph Ruimy Co-fondateur de l'insurtech d'Acheel

Épisode disponible




Acheel : comment l’insurtech repense l’assurance digitale



L’assurance est-elle condamnée à évoluer lentement ? Le parcours d’Acheel montre qu’une autre approche est possible.


Créée autour d’un modèle digital, la compagnie française cherche à combiner maîtrise assurantielle, technologie et rapidité d’exécution.


Au micro d’Assurance en coulisses, son cofondateur Ralph Ruimy raconte les coulisses de cette construction : l’agrément ACPR, la levée de fonds, la technologie développée en interne, l’intelligence artificielle, la distribution B2C et B2B2C, mais aussi les limites de la data et les enjeux de mutualisation.


Au-delà d’Acheel, l’épisode pose une question essentielle : à quoi ressemblera une compagnie d’assurance conçue dès le départ pour l’ère numérique ?



Résumé de l’épisode avec Ralph Ruimy


Ralph Ruimy n’arrive pas dans l’assurance par hasard. Formé notamment aux mathématiques et à l’actuariat, passé par l’assurance, le conseil puis l’entrepreneuriat, il cofonde Acheel avec Francky Défossé. Son ambition : construire une compagnie capable de conjuguer expertise assurantielle et culture technologique.


Dans l’épisode, il revient sur l’obtention de l’agrément, la construction du modèle économique, les choix de distribution, la place de l’IA et la nécessité de rester agile face aux acteurs historiques. Il partage aussi une réflexion plus profonde sur la tarification : parce que la technologie permet de mieux individualiser les risques, faut-il pour autant renoncer à une partie de la mutualisation ?


Un échange qui dépasse donc largement l’histoire d’une startup. Il interroge le futur du modèle assurantiel.




Qu’est-ce que l'insurtech Acheel ?


Acheel est une compagnie d’assurance française construite autour d’un modèle fortement digitalisé. L’ACPR référence Acheel SA comme organisme d’assurance non-vie soumis à Solvabilité II, avec une création enregistrée le 13 mai 2021.


L’entreprise se présente aujourd’hui comme une assurance « simple, accessible et transparente », reposant notamment sur des parcours largement dématérialisés.


Mais résumer Acheel à « une assurance en ligne » serait réducteur.


Dans l’entretien, Ralph Ruimy insiste sur trois compétences combinées dès l’origine :

  • l’assurance

  • la technologie

  • l’acquisition client


Selon lui, c’est précisément cette combinaison qui permet de construire un modèle différent de celui d’une startup technologique découvrant ensuite les contraintes de l’assurance, ou d’un assureur traditionnel ajoutant progressivement des briques digitales.

« Je viens de l’assurance et je viens de la tech. »

Cette phrase résume une partie de la philosophie du projet.

À retenir : Une insurtech ne se différencie pas uniquement parce qu’elle utilise de la technologie. Sa différence peut venir de la manière dont assurance, technologie, distribution et organisation ont été pensées ensemble dès le départ.


De l’idée à la compagnie d’assurance : le défi de l’agrément ACPR


Créer une application est une chose. Créer une compagnie d’assurance en est une autre.

L’assurance est une activité fortement réglementée. Devenir assureur implique notamment des exigences de gouvernance, de fonds propres, d’actuariat, de gestion des risques et de conformité.


Dans l’épisode, Ralph Ruimy évoque environ dix mois de travail à plein temps pour constituer le dossier permettant d’obtenir l’agrément.


Il cite plusieurs dimensions mobilisées :

  • juridique

  • finance

  • actuariat

  • fonds propres

  • gouvernance


L’ACPR confirme aujourd’hui le statut d’Acheel SA comme organisme d’assurance.

L’anecdote racontée dans le podcast illustre d’ailleurs le contraste entre la lourdeur de la procédure et la vie d’un entrepreneur : Ralph Ruimy explique avoir reçu l’appel lui annonçant l’agrément… alors qu’il commandait un kebab.


Une scène triviale pour une étape structurante dans l’histoire de l’entreprise.



Une levée de fonds destinée aussi à construire un assureur


Acheel a annoncé en 2021 une levée d’amorçage de 29 millions d’euros, notamment auprès de Xavier Niel, Serena Capital et Portag3 Ventures.


Dans l’entretien, Ralph Ruimy insiste sur un point important : cette opération ne doit pas laisser penser que lever des dizaines de millions d’euros est simple.

Son expérience entrepreneuriale antérieure et son historique ont facilité l’accès aux investisseurs.


La leçon est intéressante pour les entrepreneurs : le financement repose autant sur le projet que sur la crédibilité de l’équipe capable de l’exécuter.




Le modèle Acheel : digitaliser ou reconstruire ?


L’une des idées les plus intéressantes de l’épisode concerne les systèmes d’information.

Les grands assureurs historiques disposent souvent d’écosystèmes technologiques construits sur plusieurs décennies : acquisitions, migrations, applications métier, couches successives, interfaces et systèmes hérités.


Une nouvelle compagnie peut partir d’une page presque blanche.


Ralph Ruimy résume cette différence avec une expression : construire « from scratch ».


Cela permet théoriquement de réduire certains coûts de structure, de simplifier les flux et surtout d’accélérer les évolutions.




Il donne une comparaison volontairement provocatrice : Acheel atteint un niveau d’activité important avec une structure française bien plus réduite que celle que nécessiterait, selon lui, une organisation traditionnelle comparable.


Le sujet n’est donc pas seulement la digitalisation.


Il existe une différence fondamentale entre :

  • Digitaliser l’existant : ajouter des outils numériques à des processus historiques.

  • Construire digitalement dès l'origine : concevoir produits, systèmes, distribution et organisation autour d’un fonctionnement numérique.


C’est probablement là que se situe l’un des principaux avantages structurels des insurtechs.



B2C et B2B2C : Acheel ne mise pas sur un seul canal.


Autre enseignement : l’insurtech ne repose pas uniquement sur la vente directe depuis son site.


Dans l’entretien, Ralph Ruimy décrit un modèle combinant :

  • une distribution directe auprès des assurés ;

  • la conception de produits distribués par des partenaires, courtiers ou marques.


Autrement dit, Acheel cherche à maîtriser à la fois la fabrication du produit d’assurance et différents canaux de distribution.


Le rapport de solvabilité 2024 indiquait d'ailleurs qu’au 31 décembre 2024, environ deux tiers des contrats avaient été souscrits via le site internet et un tiers via les courtiers.

Cette hybridation est importante.


Elle montre que la transformation digitale de l’assurance ne signifie pas nécessairement la disparition des intermédiaires. Le digital peut aussi fournir aux courtiers, distributeurs ou grandes marques une infrastructure permettant de construire de nouvelles offres.


La marque blanche comme accélérateur


L’épisode évoque notamment des partenariats de distribution et le développement de produits pour compte de tiers.


Le principe du B2B2C est simple : l’assureur fabrique ou porte le produit, tandis qu’un partenaire le distribue à son propre client.


Cette logique peut concerner :

  • des courtiers ;

  • des plateformes ;

  • des enseignes ;

  • des acteurs affinitaires ;

  • des entreprises souhaitant intégrer une protection à leur parcours client.


Acheel combine donc une identité B2C visible avec une activité plus discrète d’infrastructure et de fabrication assurantielle.



Une croissance qui repose aussi sur la capacité à dire non


L’un des passages les plus instructifs concerne paradoxalement les opportunités refusées.


Ralph Ruimy explique être fortement sollicité par des courtiers, réassureurs et marques. Il affirme que l’entreprise aurait pu générer beaucoup plus de volume en acceptant toutes les propositions.


Mais plus de primes ne signifie pas automatiquement plus de valeur.


Son principe :

« Pour que ça marche, faut que les deux soient gagnants. »

Dans une industrie où une mauvaise tarification ou une mauvaise sélection peut produire ses effets plusieurs mois ou années plus tard, la croissance pour la croissance peut devenir dangereuse.


C’est une différence essentielle entre assurance et nombreux modèles SaaS : le chiffre d’affaires ne raconte jamais toute l’histoire. La sinistralité, le coût d’acquisition, les frais, la réassurance, les provisions et le capital consommé comptent tout autant.



Acheel en chiffres : mise à jour 2025


Depuis l’enregistrement de l’entretien, le rapport officiel 2025 d’Acheel permet d’actualiser plusieurs données.

Indicateur 2025

Donnée publiée

Primes souscrites (GWP)

240,5 M€

Contrats en portefeuille

854 121

Croissance des primes

+20 %

Croissance des contrats

+40 %

Résultat consolidé avant impôts

7,1 M€

Ces chiffres proviennent du rapport sur la solvabilité et la situation financière 2025 d’Acheel.

Cette actualisation est particulièrement intéressante : les ordres de grandeur évoqués par Ralph Ruimy pendant l’entretien se sont donc matérialisés sur l’exercice 2025. (Source : SFCR)



Intelligence artificielle : passer du discours aux cas d’usage


L’IA constitue l’un des passages les plus concrets de l’épisode.


Ralph Ruimy résume son approche ainsi :

« Aujourd’hui, tu peux plus passer à travers l’IA et tu peux pas faire semblant que ça existe pas. »

Mais l’intérêt de son propos vient surtout de ce qui suit.


Chez Acheel, l’objectif présenté n’est pas de « faire de l’IA » pour communiquer. Il consiste à observer un processus et à poser systématiquement la question : peut-on le rendre plus efficace ?


Ralph Ruimy explique avoir réuni des responsables métier, des développeurs spécialisés et des chefs de produit pour analyser la manière dont les équipes travaillaient.


Des cas d’usage opérationnels


Plusieurs exemples ressortent de l’interview :


Automatiser la gestion des avis clients

Un processus de traitement des avis aurait été entièrement automatisé, avec un gain annoncé proche de trois journées de travail par semaine pour une personne.


Accélérer la gestion des sinistres

Ralph Ruimy décrit un outil capable d’analyser certains justificatifs, notamment dans l’assurance animale, afin d’aider à déterminer les montants dus, de contrôler les plafonds et d'effectuer différents contrôles.


Traiter les bordereaux B2B

L’entreprise utilise également la technologie pour fiabiliser le traitement des données transmises par les partenaires et faciliter les calculs financiers entre courtiers, assureurs et réassureurs.


L’objectif reste le même : réduire les tâches répétitives pour concentrer l’intervention humaine là où elle apporte le plus de valeur.


Cette tendance dépasse largement Acheel.


En février 2026, EIOPA indiquait que près de deux tiers des 347 entreprises interrogées dans 25 pays utilisaient déjà activement l’IA générative, même si beaucoup restaient encore au stade du proof of concept. (Source : EIOPA)



IA en assurance : l’efficacité ne suffit pas


L’utilisation de l’intelligence artificielle soulève évidemment des questions de gouvernance.


L'EIOPA rappelle notamment l’importance de :

  • la gouvernance des données ;

  • l’explicabilité ;

  • la cybersécurité ;

  • l'équité ;

  • la documentation ;

  • la supervision humaine.


L’autorité européenne considère que l’IA joue déjà un rôle croissant dans la tarification, la souscription, les sinistres ou encore la détection de fraude.


L’enjeu pour les assureurs est donc double :

accélérer suffisamment pour rester compétitifs, sans fragiliser la protection du client ou la maîtrise des risques.


C’est précisément cette tension que l’épisode met en évidence.



Data et tarification : faut-il individualiser tous les risques ?


C’est probablement le passage le plus assurantiel de l’entretien.


Les assureurs disposent de données toujours plus précises. Elles peuvent permettre de mieux comprendre l’exposition à un risque climatique, la probabilité d’un sinistre ou certaines caractéristiques individuelles.


Techniquement, il devient donc possible de segmenter toujours davantage.


Mais faut-il aller jusqu’au bout ?


Ralph Ruimy pose une question fondamentale :

« Est-ce que notre rôle à nous, assureurs, c’est pas la mutualisation des risques ? »


Qu’est-ce que la mutualisation des risques ?


La mutualisation consiste à réunir un grand nombre d’assurés exposés à des risques différents afin que les primes du collectif permettent d’indemniser ceux qui subissent effectivement un sinistre.


Elle constitue l’un des fondements économiques de l’assurance.


Or, plus la segmentation devient précise, plus le prix peut être individualisé.

Poussée à l’extrême, cette logique pourrait conduire à identifier les très bons risques et les très mauvais risques avec une précision croissante.


C’est là qu’apparaît un paradoxe :

mieux connaître le risque améliore la tarification, mais une segmentation absolue peut fragiliser la logique de mutualisation.



Assurance digitale : la vitesse devient-elle un avantage concurrentiel ?


Ralph Ruimy insiste régulièrement sur la vitesse d’exécution.


Acheel explique pouvoir développer et lancer des produits beaucoup plus rapidement que certains acteurs historiques. Mais il prend soin de préciser que la technologie n’explique pas tout.


Derrière les outils, il faut des équipes capables d’exécuter.

Cette nuance est essentielle.


La transformation ne repose donc pas sur l’équation :

technologie = innovation


mais davantage sur :

compétence métier + technologie + organisation + exécution = capacité d’innovation


C’est probablement l’un des principaux enseignements à retenir pour les assureurs historiques.


Acheter un outil ne transforme pas une organisation.


Il faut également revoir les processus de décision, les responsabilités, les systèmes et parfois la culture managériale.



Réglementation : protection nécessaire ou frein à l’innovation ?


L’épisode aborde également le rapport entre innovation et réglementation.


Ralph Ruimy ne conteste pas le principe même de la réglementation. Il reconnaît son rôle essentiel dans la protection des consommateurs.


Son interrogation porte plutôt sur l’équilibre à trouver entre contrôle et capacité à avancer rapidement.


Cette question prend une dimension particulière lorsque l’on compare l’Europe aux États-Unis.


Après un déplacement aux États-Unis, il explique avoir été frappé par la vitesse des entreprises américaines et par l’écart de moyens disponibles.


Son constat est volontairement provocateur : la France dispose de talents importants, mais ceux-ci ne bénéficient pas toujours du même environnement pour développer rapidement leurs projets.


Pour le secteur financier, la question est loin d’être théorique.


L’assurance doit simultanément respecter :

  • Solvabilité II ;

  • les règles de distribution ;

  • le RGPD ;

  • DORA ;

  • l’AI Act ;

  • les exigences propres à chaque activité et produit.


L’enjeu n’est donc probablement pas « réglementation ou innovation », mais comment construire une réglementation suffisamment robuste pour protéger, sans empêcher les acteurs européens d’innover.



L’international comme prochaine étape du modèle


Acheel ne limite plus son activité à la France.


L’ACPR référence actuellement des passeports en libre prestation de services pour l’Espagne, l’Italie, la Pologne et le Portugal.


Ces implantations correspondent aux pays évoqués dans l’entretien.


Le principe de la libre prestation de services permet à une entreprise d’assurance agréée dans un État membre d’exercer certaines activités dans d’autres pays de l’Espace économique européen sous certaines conditions.


Pour une insurtech, la technologie peut faciliter cette expansion : une infrastructure conçue de manière modulaire peut théoriquement être adaptée plus rapidement à de nouveaux partenaires ou marchés.


Mais l’internationalisation ne supprime évidemment pas les difficultés : réglementation locale, langue, distribution, tarification, fiscalité et connaissance des risques restent déterminantes.



Ce qu’Acheel peut apprendre aux assureurs traditionnels


L’objectif n’est pas d’opposer systématiquement insurtechs et assureurs historiques.


Les grands groupes disposent d’avantages considérables :

  • capital ;

  • expertise ;

  • données historiques ;

  • portefeuille client ;

  • réseaux de distribution ;

  • reconnaissance de marque.


Les nouveaux acteurs disposent souvent d’autres atouts :

  • systèmes plus récents ;

  • organisations plus légères ;

  • cycles décisionnels courts ;

  • absence de legacy informatique ;

  • capacité à expérimenter rapidement.


Ralph Ruimy imagine d’ailleurs une forme de convergence : des acteurs historiques pourraient un jour associer leurs ressources aux processus construits par les insurtechs, à condition de ne pas absorber totalement leur capacité d’innovation.


Le futur pourrait donc être moins une concurrence entre « anciens » et « nouveaux » qu’une recomposition des forces.



Entrepreneuriat : l’exécution avant les idées


L’épisode dépasse finalement largement l’assurance.


Lorsque Ralph Ruimy doit donner un conseil aux entrepreneurs, son message est simple : faire.


L’idée parfaite n’existe pas.


À force d’attendre, d’analyser ou de chercher le bon moment, une entreprise peut perdre son avantage.


Cette obsession de l’exécution s’accompagne toutefois d’un autre principe : l’humilité.

« Tant que c’est pas signé, c’est pas signé. »

Ralph Ruimy raconte notamment une opération entrepreneuriale qui semblait quasiment finalisée avant d’échouer au dernier moment.


Sa conclusion est particulièrement pertinente dans un secteur où la réussite passée ne protège jamais totalement des risques futurs :

On n’est jamais définitivement arrivé. 



Ce qu’il faut retenir


  • L'insurtech Acheel ne se présente pas seulement comme une assurance en ligne. Son modèle associe fabrication assurantielle, technologie, B2C et B2B2C.

  • La technologie n’est pas une finalité. L’enjeu est son application concrète aux processus, aux sinistres, à la distribution et à la gestion.

  • L’IA devient opérationnelle. Acheel présente plusieurs cas d’automatisation destinés à réduire les tâches répétitives.

  • La simplicité organisationnelle peut accélérer l’exécution. Construire une architecture récente évite une partie du legacy technologique des acteurs historiques.

  • La croissance doit rester maîtrisée. En assurance, davantage de primes ne signifie pas automatiquement davantage de rentabilité.

  • La data pose un dilemme assurantiel majeur. Une tarification toujours plus précise peut entrer en tension avec la mutualisation.

  • Insurtechs et assureurs traditionnels pourraient converger. Les premiers apportent vitesse et technologie ; les seconds, capital, portefeuille et puissance de distribution.

  • L’exécution reste centrale. Pour Ralph Ruimy, les idées n’ont de valeur que lorsqu’elles deviennent des actions.


Vous pouvez contacter mon invité sur LinkedIn.




FAQ


Qu’est-ce que l'insurtech Acheel ?


Acheel est une compagnie d’assurance française à dominante digitale, cofondée par Ralph Ruimy et Francky Défossé. Elle distribue des produits directement aux particuliers mais développe également des offres destinées à être distribuées par des partenaires. Acheel SA est agréée comme organisme d’assurance et soumise au contrôle de l’ACPR.


Qu’est-ce qu’une insurtech ?


Une insurtech, ou assurtech, est une entreprise qui utilise les technologies numériques pour améliorer ou transformer l’assurance. Elle peut intervenir dans la distribution, la tarification, la souscription, les sinistres ou la conception de produits. Une insurtech n’est pas nécessairement elle-même une compagnie d’assurance.


Comment l’IA est-elle utilisée dans l’assurance ?


L’intelligence artificielle peut automatiser le traitement de documents, assister la gestion des sinistres, détecter la fraude, analyser des données, améliorer la relation client ou accompagner la tarification. Son utilisation doit toutefois respecter les exigences de gouvernance, d’explicabilité, de protection des données et de supervision humaine.


Quel est le modèle économique d’Acheel ?


Acheel combine plusieurs modèles de distribution. Une partie des contrats est souscrite directement en ligne, tandis que d’autres produits sont distribués via des courtiers ou partenaires. Cette combinaison B2C/B2B2C permet de toucher le client directement tout en utilisant des réseaux de distribution tiers.


Qu’est-ce que la mutualisation des risques en assurance ?


La mutualisation des risques consiste à regrouper de nombreux assurés afin que les primes versées par l’ensemble financent les sinistres subis par une partie d’entre eux. Elle permet de partager financièrement des événements incertains et constitue l’un des principes fondamentaux du fonctionnement de l’assurance.


Pourquoi la data peut-elle remettre en question la mutualisation ?


Plus les données permettent de mesurer précisément le risque individuel, plus un assureur peut ajuster son tarif à chaque profil. Mais une segmentation extrême pourrait augmenter fortement le prix des personnes les plus exposées, voire limiter leur assurabilité. L’enjeu consiste donc à concilier précision actuarielle, équité et mutualisation.


Quelle différence entre une insurtech et un assureur traditionnel ?


La différence ne tient pas uniquement à la technologie. Une insurtech récente peut partir d’une architecture informatique neuve et d’une organisation plus légère. Un assureur historique dispose en revanche de portefeuilles importants, d’une longue expérience, de données et d’une puissance financière significative. Les deux modèles possèdent donc des avantages différents.


Quelle est la différence entre digitaliser et transformer l’assurance ?


Digitaliser consiste principalement à convertir des processus existants en parcours numériques. Transformer l’assurance implique d’aller plus loin : repenser les systèmes, les produits, l’organisation, la distribution et parfois le modèle économique afin de tirer pleinement parti des technologies numériques.


Comment une insurtech peut-elle concurrencer un grand assureur ?


Une insurtech peut bénéficier de systèmes informatiques récents, de processus plus simples et de cycles de décision courts. Ces avantages favorisent la rapidité d’exécution. Les grands assureurs conservent toutefois des atouts importants : capital, portefeuille client, expertise, données historiques, notoriété et réseaux de distribution.



📚 RECOMMANDATIONS



Écoutez la Playlist des invités sur Spotify.



💪 DONNEZ DE LA FORCE


1. Abonnez-vous 🔔 pour ne rien manquer.

2. Laissez 5 ⭐️ ou un avis ici 🙏

5. Visitez mon site web



📖 CHAPITRES


00:00:00-Générique d’intro

00:01:04-Présentation

00:02:20-L'histoire d'Acheel

00:05:37-Obtention agrément ACPR

00:06:53-Levées de fonds

00:08:13-Comment se faire une place dans le secteur de l'assurance ?

00:10:27-Business d'Acheel

00:12:45-Comment lancer des produits aussi rapidement ?

00:14:47-Chiffres clés

00:16:25-Partenariats stratégiques

00:20:37-Retour Expérience salon Dreamforce San Francisco

00:25:08-Anecdote entrepreneuriale

00:26:01-L'Intelligence Artificielle, levier de croissance

00:28:22-Le fantasme de la tarification

00:30:14-Réglementation FIDA, l'Open Insurance

00:31:34-Les insurtechs bousculent les codes de l'assurance

00:34:54-Conseils d'un entrepreneur

00:37:16-Question signature

00:37:45-Inspiration entrepreneuriale

00:41:08-Deux leçons importantes à savoir

00:42:46-Question signature

00:43:25-Recommandations livres/podcasts

00:44:22-Les années à venir

00:47:08-Reco invité

00:47:58-Générique de fin


🎧 Bonne écoute à toustes !



Vous souhaitez sponsoriser Assurance en Coulisses ou proposer un partenariat ?


Contactez-moi via ce formulaire

 

Suivez le podcast Assurance en Coulisses sur les réseaux




Commentaires


bottom of page