top of page

Mentorat étudiant : un levier d’égalité des chances

Photo du rédacteur: antoine GANDOIS
antoine GANDOIS
18 mars
14 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 août


Pochette de l'épisode du podcast assurance en coulisses avec Amel Hammouda Directrice générale d'Article 1

Épisode disponible





Mentorat étudiant : comment Article 1 agit pour l’égalité des chances


En France, avoir accès à l’école ne signifie pas nécessairement avoir accès aux mêmes opportunités.


Choisir ses études, comprendre Parcoursup, connaître les filières, disposer d’un réseau ou simplement oser candidater : derrière chaque orientation se cachent des informations et des codes qui ne sont pas distribués de manière égale.


C’est précisément sur ce terrain que le mentorat étudiant peut jouer un rôle afin de développer l'égalité des chances.


Au micro d’Assurance en coulisses, Amel Hammouda, directrice générale de l’association Article 1, décrypte les mécanismes de l’autocensure, les inégalités d’orientation et la puissance d’une relation entre un jeune et un mentor.


Une rencontre ne résout pas toutes les inégalités. Mais elle peut parfois modifier profondément une trajectoire.



Résumé de l’épisode


Pour cet épisode exceptionnel consacré à l’égalité des chances, Assurance en coulisses reçoit Amel Hammouda, directrice générale d’Article 1.


Ingénieure de formation, elle a passé une vingtaine d’années dans l’entreprise, notamment chez Air France, avant de réorienter sa carrière vers l’impact social. Elle connaissait déjà Article 1 de l’intérieur puisqu’elle y était mentor depuis près de dix ans.


De l’orientation au premier emploi, l’épisode explore les obstacles rencontrés par les jeunes issus de milieux modestes : manque d’informations, absence de réseau, autocensure ou méconnaissance des codes. Il montre surtout pourquoi le mentorat ne consiste ni à donner un cours ni à coacher un étudiant, mais à mettre à sa disposition une expérience, des repères et parfois la confiance nécessaire pour oser.




Mentorat étudiant, l’égalité des chances : pourquoi l’origine sociale compte encore


La France dispose d’un système éducatif largement accessible et d’un enseignement supérieur public développé.


Pourtant, cela ne suffit pas à garantir que deux jeunes disposant du même potentiel auront exactement les mêmes possibilités.


C’est tout le paradoxe soulevé par Amel Hammouda.


Dans l’épisode, elle rappelle un chiffre devenu emblématique : il faudrait environ six générations pour qu’un descendant d’une famille située tout en bas de l’échelle des revenus atteigne le revenu moyen.


Cette estimation vient des travaux de l’OCDE sur la mobilité sociale. Elle doit être replacée dans son contexte : il s’agit d’un indicateur publié à partir des travaux de 2018, et non d’un compteur actualisé chaque année. Il illustre néanmoins la faiblesse de la mobilité sociale observée en France. Les travaux de l’OCDE publiés en mars 2026 continuent d’ailleurs de montrer que l’éducation et la situation socio-économique des parents influencent significativement les trajectoires des enfants dans de nombreux pays.


Le problème n’est donc pas uniquement l’accès théorique à une formation.


Il se joue aussi beaucoup plus tôt.


Les opportunités ne commencent pas sur Parcoursup.


Deux lycéens peuvent avoir accès au même site Internet et pourtant ne pas avoir accès à la même information.


L’un pourra bénéficier :

  • de parents connaissant l’enseignement supérieur ;

  • de proches capables de lui expliquer les différentes filières ;

  • de conseils sur son dossier ;

  • d’un réseau permettant de découvrir des métiers ;

  • de discussions sur les débouchés et les stratégies d’orientation.


L’autre devra comprendre seul un système qu’il découvre.


C’est cette différence qu’Amel Hammouda décrit dans l’épisode :

« Si tu n’as pas les codes, si tu ne sais pas comment ça fonctionne […] tu ne peux pas savoir comment remplir ton dossier et quelle option choisir. »

La question de l’égalité des chances ne consiste donc pas seulement à demander : « Cette formation est-elle accessible ? »


Il faut également demander :

« Tous les jeunes disposent-ils réellement des informations et des ressources nécessaires pour envisager cette formation ? »



Orientation scolaire : beaucoup d’informations, mais pas toujours les mêmes repères


Le système éducatif prévoit aujourd’hui un accompagnement spécifique à l’orientation.


Au lycée général et technologique, le ministère de l’Éducation nationale prévoit 54 heures annuelles dédiées à l’accompagnement à l’orientation pour préparer les choix de parcours et l’entrée dans l’enseignement supérieur.


Mais entre le dispositif prévu et l’accompagnement réellement vécu par chaque élève, les situations peuvent varier.


C’est l’un des constats développés dans l’épisode.


Dans un environnement favorisé, l’orientation peut être alimentée par des enseignants, des forums, des parents, des connaissances ou des professionnels.


Dans un autre établissement, les équipes peuvent devoir arbitrer entre orientation, soutien scolaire et autres besoins.


Et lorsqu’aucune personne de l’entourage familial n’a elle-même fréquenté certaines filières, le jeune dispose de moins de relais pour compenser.


Trop d’informations peut aussi compliquer l’orientation.


C’est un autre paradoxe.


Jamais les lycéens n’ont eu accès à autant de contenus :


Parcoursup, Onisep, salons, vidéos, réseaux sociaux, sites des écoles, témoignages d’étudiants, classements ou forums.


Mais avoir accès à l’information n’équivaut pas nécessairement à savoir l’utiliser.


Amel Hammouda le résume simplement dans l’épisode :

« Trop d’informations tue l’information. »

Une étude OpinionWay réalisée pour Edumapper et publiée en juin 2025 montre d’ailleurs que seulement 38 % des 18-24 ans interrogés se considéraient bien préparés au choix de leur orientation professionnelle, tandis que 56 % déclaraient regretter leur choix d’orientation en raison d’un manque d’information.


La question évolue donc.


Elle n’est plus seulement :

« Comment donner davantage d’informations aux jeunes ? »


Mais :

« Comment leur permettre de trier cette information et de l’utiliser pour construire leur propre projet ? »



L’autocensure : l’un des obstacles invisibles à l’égalité des chances


L’information n’est qu’une partie du problème.


Encore faut-il se sentir autorisé à utiliser cette information.


C’est là qu’intervient l’autocensure.


Un jeune peut connaître l’existence d’une école, avoir les résultats permettant d’y entrer et pourtant ne jamais candidater.


Pourquoi ?


Parce qu’il pense que :

  • « ce n’est pas pour moi » ;

  • « je n’ai pas le niveau » ;

  • « les autres auront de meilleurs dossiers » ;

  • « ma famille ne pourra pas payer » ;

  • « je ne connais personne qui a fait ça » ;

  • « je ne serai pas à ma place ».


Amel Hammouda identifie clairement ce mécanisme comme l’un des principaux freins rencontrés par Article 1.


L’autocensure agit avant même la sélection.


Elle conduit parfois une personne à renoncer elle-même à une opportunité avant qu’une école, un employeur ou une institution ne lui ait répondu.



Le rôle des modèles : voir quelqu’un qui nous ressemble réussir


Pour lutter contre ce phénomène, Article 1 utilise notamment les rôles modèles.


Le principe est simple.


Lors d’interventions auprès de lycéens, l’association peut faire intervenir un étudiant ayant grandi dans le même territoire ou ayant connu une trajectoire proche.


L’objectif n’est pas de promettre que tout est facile.


Il consiste à montrer que certaines trajectoires sont possibles et à expliquer concrètement comment y parvenir.


Article 1 déploie notamment son programme Inspire pour aider les lycéens dans leurs choix d’études supérieures en s’appuyant sur l’échange avec des étudiants et des ateliers d’orientation. L’association indiquait déjà déployer ce programme dans plus de 200 lycées.


Le rôle modèle permet ainsi de transformer une possibilité abstraite en trajectoire visible.


Pour un lycéen, entendre :

« J’ai fait médecine »


n’a pas nécessairement le même effet que :

« J’étais dans ton lycée il y a quatre ans et voici comment j’ai réussi à entrer en médecine. »



Qu’est-ce que le mentorat étudiant ?


Le deuxième grand levier développé dans l’épisode est le mentorat étudiant : égalité des chances.


Un mentor est généralement un professionnel bénévole qui accompagne un jeune sur une période donnée afin de l’aider à progresser dans ses études ou à préparer son entrée dans la vie professionnelle.


Il peut notamment l’aider à :

  • organiser son travail ;

  • réfléchir à son projet professionnel ;

  • préparer un CV ;

  • relire une lettre de motivation ;

  • rechercher un stage ou une alternance ;

  • préparer un entretien ;

  • comprendre les codes de l’entreprise ;

  • développer son réseau ;

  • prendre confiance en lui.


Article 1 propose notamment ce type d’accompagnement à travers DEMA1N.org, sa plateforme digitale de mentorat. L’association indique que l’engagement peut représenter environ trois heures par mois et qu’il est ouvert aux actifs sans nécessiter d’être un « expert » du mentorat.




Un mentor n’est ni un professeur ni un coach.


C’est une distinction essentielle dans l’épisode.


Amel Hammouda insiste sur le caractère particulier de la relation :

« Le mentor, ce n’est pas un coach, ce n’est pas un prof. C’est vraiment une relation à part. »

Le mentor n’est pas censé prendre les décisions à la place du jeune.


Son rôle consiste davantage à :

  • écouter ;

  • partager son expérience ;

  • poser des questions ;

  • donner des repères ;

  • ouvrir des portes ;

  • encourager.


Cette horizontalité explique aussi pourquoi un cadre dirigeant n’est pas automatiquement un meilleur mentor qu’un jeune professionnel.


Tout dépend du besoin.


Pour accompagner un étudiant qui cherche à organiser ses semaines en classe préparatoire, une personne ayant quitté une prépa trois ans plus tôt pourra parfois être beaucoup plus pertinente qu’un dirigeant ayant vécu cette expérience trente ans auparavant.



Le matching : pourquoi le bon mentor n’est pas nécessairement celui qui nous ressemble


Le choix du binôme est donc déterminant.


Chez Article 1, ce rapprochement est appelé le matching.


Il peut tenir compte :

  • du projet professionnel ;

  • des études ;

  • des besoins exprimés ;

  • des centres d’intérêt ;

  • de l’expérience du mentor ;

  • parfois de la proximité géographique.


Mais l’épisode montre qu’il n’existe pas de formule unique.


Pour certains lycéens, rencontrer une personne issue du même territoire permet de disposer d’un rôle modèle immédiatement identifiable.


Dans d’autres situations, notamment dans l’enseignement supérieur, la compétence ou le projet professionnel peuvent devenir plus importants que la proximité géographique.


Amel Hammouda donne ainsi l’exemple d’un étudiant en médecine situé dans le nord de la France accompagné avec succès par un médecin installé dans le sud.


Le bon mentor n’est donc pas nécessairement celui qui possède le CV le plus impressionnant.


C’est celui qui peut être utile au bon moment.



Le principal bénéfice du mentorat ? La confiance en soi


On pourrait penser que le principal bénéfice du mentorat est le réseau.


Ou l’aide sur le CV.


Ou les conseils professionnels.


Pour Amel Hammouda, une dimension revient pourtant régulièrement lorsqu’Article 1 mesure son impact : la confiance en soi.


Elle raconte avoir parfois relu des lettres de motivation déjà très bonnes.


Le conseil technique apporté était limité.


Mais le simple fait qu’une professionnelle expérimentée confirme :


« Ce que tu as fait est bon » pouvait avoir un effet considérable.


Ce phénomène est particulièrement important lorsque le jeune doute de sa légitimité.


Le mentor ne crée pas les compétences du mentoré.


Il peut parfois simplement lui permettre de prendre conscience qu’elles existent déjà.

Article 1 présente d’ailleurs explicitement la confiance en soi comme l’un des objectifs de son mentorat étudiant.



Le mentorat bénéficie aussi aux mentors.


C’est probablement l’un des enseignements les plus intéressants de l’épisode.


Le mentorat n’est pas uniquement une relation dans laquelle un professionnel « donne » et un étudiant « reçoit ».


Amel Hammouda raconte elle-même avoir beaucoup appris des cinq jeunes qu’elle a accompagnés.


L’expérience permet aux professionnels de découvrir d’autres réalités sociales et générationnelles.


Une mesure d’impact réalisée par Article 1 en 2024 auprès de 863 mentorés et 1 144 mentors ayant au moins 90 jours de relation mentorale apporte des éléments intéressants :


61 % des mentors interrogés déclaraient mieux comprendre la situation des jeunes, 43 % avoir pris conscience d’inégalités sociales ou de discriminations et 42,5 % identifier l’acquisition de nouvelles compétences sociales et relationnelles.


Le mentorat devient ainsi un échange de connaissances.

Le jeune accède à certains codes du monde professionnel.

Le professionnel accède à une réalité qu’il ne connaît parfois que très peu.



Pourquoi les entreprises ont aussi intérêt à encourager le mentorat.


Cette dimension donne au mentorat une portée particulière pour les entreprises.


Lorsqu’un collaborateur devient mentor, l’impact ne se limite pas nécessairement à quelques heures de bénévolat.


Il peut développer :

  • son écoute ;

  • sa pédagogie ;

  • sa compréhension des nouvelles générations ;

  • sa sensibilité aux inégalités ;

  • sa capacité à accompagner quelqu’un dont le parcours diffère du sien.


L’engagement de dirigeants peut également envoyer un signal fort en interne.

Amel Hammouda, ancienne membre du comité exécutif d’Air France, explique ainsi qu’un membre du comité de direction peut parfaitement accompagner un étudiant au début de ses études, sans qu’il soit nécessaire de rechercher une équivalence de niveau hiérarchique.


Le mentorat peut donc devenir à la fois un dispositif d’impact social et une expérience de développement humain pour les collaborateurs.



Article 1 : de l’orientation à l’insertion professionnelle


Article 1 accompagne les jeunes issus de milieux populaires de 16 à 25 ans sur trois étapes majeures :

  • orientation ;

  • réussite dans les études ;

  • insertion professionnelle.


L’association est issue de la fusion de Frateli et Passeport Avenir, deux structures initialement engagées dans le mentorat et l’égalité des chances.


Cette fusion poursuivait un objectif évoqué par Amel Hammouda dans l’épisode : passer de quelques trajectoires individuelles transformées à une action beaucoup plus large.


Selon les données communiquées par l’association pour l’année scolaire 2024-2025, Article 1 a accompagné plus de 126 000 lycéens et étudiants, dont 95 000 issus de milieux populaires.


Ses dispositifs comprennent notamment :

  • Inspire, pour l’orientation ;

  • DEMA1N.org, pour le mentorat ;


ainsi que d’autres programmes consacrés aux compétences, à la réussite étudiante, à l’engagement ou à l’insertion professionnelle.



Trois nouveaux défis : intelligence artificielle, santé mentale et décrochage


L’épisode ne se limite pas au fonctionnement actuel d’Article 1.


Il ouvre également plusieurs sujets qui pourraient devenir déterminants dans les prochaines années.


L’intelligence artificielle comme outil et comme risque d’inégalité


Article 1 réfléchit d’abord à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour mieux comprendre les besoins des jeunes et améliorer leur accompagnement.


Mais Amel Hammouda soulève un second enjeu : celui des biais des systèmes d’IA.


Un outil utilisé pour préparer une candidature, sélectionner des profils ou conseiller une orientation n’est jamais totalement neutre si ses données ou sa conception reproduisent certains biais existants.


Pour une association dont l’objectif est précisément de lutter contre les déterminismes, ce sujet devient donc stratégique.


La question n’est pas simplement :

« Comment utiliser l’IA pour aider les jeunes ? »


Mais également :

« Comment faire en sorte que l’IA ne renforce pas les inégalités que l’on cherche déjà à réduire ? »


La santé mentale des jeunes


Autre préoccupation évoquée par Amel Hammouda : la santé mentale.


Article 1 n’a pas vocation à remplacer les professionnels de santé.


Mais lorsqu’un mentor ou une équipe détecte une difficulté psychologique importante, l’enjeu devient de savoir orienter le jeune vers les acteurs compétents.


Cette logique montre les limites du mentorat.

Un mentor peut écouter, encourager et orienter.

Il ne doit pas se transformer en thérapeute.


Le décrochage et la réorientation


Enfin, l’association s’intéresse au risque de décrochage après le bac.


Entrer dans une formation qui ne correspond pas à ses aspirations peut conduire à une perte de motivation, puis à une réorientation.


D’où l’importance de ne pas considérer l’orientation comme un choix réalisé une fois pour toutes à 17 ou 18 ans.


S’orienter, c’est aussi pouvoir changer de voie.



Trois conseils aux jeunes qui hésitent sur leur orientation


L’épisode permet finalement de dégager trois principes particulièrement simples.


1. Ne commencez pas par vos contraintes.


Avant de vous demander si une formation coûte trop cher, si elle est trop sélective ou si elle se situe trop loin, commencez par identifier ce que vous souhaiteriez réellement faire.


Les contraintes existent.


Mais elles doivent être étudiées après avoir identifié les possibilités, et non servir automatiquement à réduire le champ des possibles.


2. Cherchez des personnes qui connaissent le parcours.


Un site Internet explique une formation.


Une personne qui l’a réellement suivie peut expliquer ce qu’elle implique.


Échanger avec des étudiants, des anciens élèves ou des professionnels permet de transformer une information théorique en expérience concrète.


3. Ne restez pas seul face à vos choix.


Un mentor ne garantit aucune réussite.


Mais il permet de bénéficier du regard d’une personne extérieure disposant d’une expérience différente.


C’est précisément ce qui peut aider à distinguer un obstacle réel d’une barrière que l’on s’impose soi-même.



Ce qu’il faut retenir


  • L’égalité d’accès à l’éducation ne garantit pas automatiquement l’égalité des opportunités.

  • Les informations, les codes, le réseau et l’environnement familial influencent fortement l’orientation.

  • L’autocensure peut conduire un jeune à renoncer avant même d’avoir candidaté.

  • Les rôles modèles permettent de rendre certaines trajectoires plus concrètes.

  • Le mentorat étudiant accompagne les jeunes dans leurs études et leur insertion professionnelle.

  • Un mentor n’est ni un professeur ni un coach.

  • Le bon matching dépend davantage des besoins du jeune que du statut hiérarchique du mentor.

  • L’un des effets majeurs du mentorat est le développement de la confiance en soi.

  • Les mentors bénéficient eux aussi de la relation et découvrent souvent d’autres réalités sociales.

  • L’intelligence artificielle, la santé mentale et le décrochage constituent de nouveaux défis pour l’accompagnement des jeunes.



En conclusion : parfois, l’opportunité commence par une rencontre.


Le mentorat étudiant ne peut évidemment pas régler à lui seul les inégalités sociales, économiques ou scolaires.


Mais l’épisode avec Amel Hammouda montre qu’un parcours ne dépend pas uniquement des diplômes accessibles.


Il dépend aussi des informations auxquelles nous avons accès, des codes que nous comprenons, des personnes que nous rencontrons et de la confiance que nous avons dans notre capacité à essayer.


C’est peut-être là que réside la principale force du mentorat : il ne fait pas le chemin à la place du jeune.


Il peut simplement lui permettre de voir un chemin qu’il n’avait pas encore envisagé.

Et parfois, cela suffit pour changer une trajectoire.


Retrouvez l’intégralité de cet échange avec Amel Hammouda, directrice générale d’Article 1, dans Assurance en coulisses, disponible sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube et les principales plateformes d’écoute.


Vous pouvez contacter Amel via LinkedIn.




FAQ


Qu’est-ce que le mentorat étudiant ?


Le mentorat étudiant est un accompagnement dans lequel une personne, souvent issue du monde professionnel, partage bénévolement son expérience avec un étudiant. Le mentor peut l’aider à organiser ses études, réfléchir à son orientation, préparer un CV, rechercher un stage ou comprendre les codes de l’entreprise. Il n’effectue toutefois pas les démarches à sa place.


À quoi sert un mentor pour un étudiant ?


Un mentor apporte des conseils, un regard extérieur, de l’expérience et parfois un réseau. Il peut aider l’étudiant à prendre confiance, à définir son projet professionnel, à préparer des candidatures et à mieux comprendre le monde du travail. Son rôle consiste surtout à accompagner les décisions du mentoré plutôt qu’à décider pour lui.


Quelle est la différence entre un mentor et un coach ?


Un coach intervient généralement avec une méthode, un objectif et un cadre professionnel précis. Le mentor transmet davantage son expérience et ses propres apprentissages. Dans le mentorat étudiant, la relation est souvent bénévole et repose sur l’échange. Comme le souligne Amel Hammouda, le mentor n’est pas non plus un professeur.


Comment le mentorat favorise-t-il l’égalité des chances ?


Le mentorat peut réduire certaines différences d’accès aux informations, aux codes professionnels et au réseau. Un jeune dont l’entourage connaît peu l’enseignement supérieur ou certaines professions peut ainsi échanger avec quelqu’un qui connaît ces environnements. Le mentorat peut également contribuer à réduire l’autocensure et renforcer la confiance en soi.


Qu’est-ce que l’autocensure dans l’orientation ?


L’autocensure apparaît lorsqu’un jeune renonce à une formation ou à une opportunité alors qu’aucune sélection ne l’en empêche encore. Il peut penser qu’il n’a pas le niveau, qu’il ne correspond pas au profil attendu ou que cette voie n’est « pas pour lui ». Le manque de modèles et d’informations peut renforcer ce phénomène.


Comment trouver un mentor étudiant ?


Plusieurs associations et programmes de mentorat proposent des mises en relation. Article 1 dispose notamment de DEMA1N.org, une plateforme gratuite mettant en relation des étudiants et des mentors bénévoles. Le choix du mentor dépend généralement du besoin : études, orientation, stage, alternance, projet professionnel ou insertion.


Comment devenir mentor chez Article 1 ?


Article 1 permet aux professionnels bénévoles d’accompagner des étudiants à travers DEMA1N.org. L’association indique qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert certifié et présente un engagement indicatif d’environ trois heures par mois. Le mentor partage principalement son expérience, ses conseils et sa connaissance du monde professionnel.


Pourquoi l’orientation peut-elle créer des inégalités ?


Les formations peuvent théoriquement être ouvertes à tous, mais les jeunes ne disposent pas tous des mêmes informations, du même réseau ou de la même connaissance du système scolaire. L’environnement familial peut notamment faciliter la compréhension des filières, des candidatures, des débouchés ou des stratégies à adopter.


Quel est le rôle de l’association Article 1 ?


Article 1 agit en faveur de l’égalité des chances auprès des jeunes issus de milieux populaires, de l’orientation jusqu’à l’insertion professionnelle. Ses programmes combinent notamment ateliers, information, mentorat et outils numériques. En 2024-2025, l'association indique avoir accompagné plus de 126 000 lycéens et étudiants.



📚 RECOMMANDATIONS


Rendez-vous sur podcasthon.org pour en savoir plus sur cette magnifique initiative.


Écoutez la Playlist des invités sur Spotify.



💪 DONNEZ DE LA FORCE


1. Abonnez-vous 🔔 pour ne rien manquer.

2. Laissez 5 ⭐️ ou un avis ici 🙏

5. Visitez mon site web



📖 CHAPITRES


00:00:00-Intro

00:02:09-Présentation

00:05:57-Association : Article 1

00:08:29-Inégalités des chances

00:12:00-Les actions d’Article 1 sur le terrain

00:15:38-Orientations professionnelles

00:19:33-3 Conseils pour les jeunes

00:23:06-L’expérience du mentorat

00:31:12-L’avenir de l’association : tech IA et accompagnement humain

00:35:14-Les mots de la fin

 

🎧 Bonne écoute à toustes



Vous souhaitez sponsoriser Assurance en Coulisses ou proposer un partenariat ?


Contactez-moi via ce formulaire

 

Suivez le podcast Assurance en Coulisses sur les réseaux




Commentaires


bottom of page