Networking dans l'assurance : bâtir un vrai réseau
Épisode disponible
Apple Podcast - Spotify - Deezer - YouTube Podcast - Amazon Music
Networking dans l'assurance : comment bâtir un réseau utile et durable ?
Dans un secteur fondé sur la confiance, le networking ne peut pas se limiter à accumuler des contacts.
Les métiers de l'assurance font intervenir des assureurs, courtiers, mutuelles, assisteurs, sociétés de services, distributeurs et insurtechs. Pour transformer cette diversité en projets, encore faut-il créer des relations assez solides pour partager une idée, demander une recommandation ou bâtir une offre commune.
Dans cet épisode d'Assurance en coulisses, Arnaud Hozatte et Stéphane Savalle, cofondateurs d'AssurN'Co, expliquent comment passer du premier contact à une relation professionnelle durable.
Leur message est simple : le business peut naître d'une rencontre, mais il ne doit pas l'étouffer dès les premières minutes.
Résumé de l’épisode
Arnaud Hozatte et Stéphane Savalle évoluent dans l'assurance depuis plusieurs décennies. Leur rencontre professionnelle autour d'un appel d'offres a débouché sur une collaboration, puis une amitié et enfin la création d'AssurN'Co en 2009.
Le club voulait d'abord réunir les acteurs de l'assurance affinitaire avant de s'ouvrir à l'ensemble de la chaîne de valeur. Dans l'épisode, les deux cofondateurs reviennent sur cette histoire et donnent leur définition du networking.
Ils détaillent aussi les formats qui favorisent les échanges, les erreurs commises lors d'un événement, la place de LinkedIn et les conditions nécessaires pour accueillir de nouvelles générations.
L'intérêt de l'échange tient à son double regard : une histoire vécue et une méthode concrète pour construire son réseau.
Le networking dans l'assurance ne se résume pas à un carnet d'adresses.
Un carnet d'adresses indique qui l'on peut contacter. Un réseau professionnel dit autre chose : qui accepterait d'écouter, de conseiller, de recommander ou de mettre en relation. Cette différence explique pourquoi un grand nombre de contacts ne produit pas automatiquement des opportunités.
Stéphane Savalle résume cette idée par une formule centrale dans l'épisode : « Un réseau, c'est la confiance qu'on construit. » La confiance apparaît rarement en un seul échange. Elle se forme lorsque les personnes se rencontrent, travaillent ensemble, tiennent leurs engagements et s'intéressent réellement les unes aux autres.
Dans l'assurance, cette dimension compte particulièrement. Une offre peut réunir plusieurs acteurs de la chaîne de valeur et se construire sur un temps long.
Chacun engage sa compétence, sa réputation et parfois sa relation client. Une recommandation n'a donc de valeur que si celui qui la formule connaît suffisamment la personne qu'il présente.
Pourquoi le business vient après la relation ?
L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à aborder un événement comme une succession de rendez-vous commerciaux. Le participant cherche alors le bon titre de poste, présente immédiatement son offre et mesure sa soirée au nombre de cartes collectées. Pour Arnaud Hozatte et Stéphane Savalle, cette logique inverse le bon ordre.
Une conversation commence par la personne : son actualité, ses sujets du moment, ses intérêts et ses contraintes. Le besoin professionnel peut apparaître ensuite, ou plusieurs mois plus tard. Il peut aussi ne jamais apparaître. La relation garde pourtant une valeur, car elle enrichit la compréhension du secteur et peut conduire à une mise en relation utile pour quelqu'un d'autre.
Arnaud Hozatte insiste sur la réciprocité : « Il faut beaucoup donner avant de recevoir. » Donner ne signifie pas multiplier les services intéressés. Il s'agit plutôt de partager une information pertinente, de présenter deux personnes qui gagneraient à se connaître ou de prendre le temps d'écouter sans chercher un retour immédiat.
Ce qu'un business club peut changer concrètement
Un club professionnel ne peut pas ordonner à deux personnes de bien s'entendre. Il peut en revanche améliorer les conditions de la rencontre. Le lieu, la taille du groupe, le rythme, la diversité des profils et l'ambiance influencent fortement la qualité des échanges.
AssurN'Co a développé plusieurs formats pour répondre à cet enjeu. Lors des dîners Cuisine et Connexions, par exemple, les participants changent de place entre les plats.
Le mouvement réduit la formation de petits groupes fermés et multiplie les conversations. Le thème du dîner donne un point de départ commun, sans transformer la soirée en succession de prises de parole descendantes.
AssurN'Co présente aujourd'hui un réseau créé en 2009, réunissant 1 500 membres et organisant plus de vingt événements annuels.
Au-delà de ces chiffres, l'épisode insiste sur un indicateur plus difficile à mesurer : les collaborations, recrutements, projets et amitiés qui continuent après l'événement.
Pour en savoir plus : https://www.assurnco.fr/
Comment réussir un événement professionnel quand on ne connaît personne ?
Arriver seul dans une salle très fréquentée peut être intimidant. Les deux invités proposent une méthode réaliste qui évite de se fixer un objectif impossible.
Viser trois à cinq conversations de qualité
Chercher à rencontrer tout le monde crée de la frustration et conduit à écourter chaque échange. Arnaud Hozatte conseille de viser trois à cinq conversations intéressantes. Ce seuil donne un objectif clair tout en laissant le temps d'écouter et de comprendre son interlocuteur.
Observer avant d'entrer dans un groupe
Un groupe très fermé sera difficile à rejoindre. Une personne seule ou un duo dont la posture reste ouverte offre souvent une entrée plus naturelle. Aborder quelqu'un qui semble également isolé peut d'ailleurs aider les deux participants.
Poser des questions ouvertes
Une bonne première question ne cherche pas à qualifier un prospect. Elle invite l'autre à parler de son actualité, d'un sujet qui l'occupe ou de ce qui l'a conduit à l'événement. La curiosité sincère réduit la pression et fait apparaître les points communs.
Éviter le pitch immédiat
Présenter son offre avant même de connaître le besoin de l'autre donne une impression agressive. Un interlocuteur venu pour échanger n'est pas nécessairement venu pour acheter. Le bon moment pour parler de son activité apparaît naturellement lorsque la conversation l'appelle.
Entretenir son réseau sans sursolliciter
La relation professionnelle n'exige pas une fréquence artificielle.
Arnaud Hozatte le formule clairement : « Ce n'est pas une question de fréquence, c'est une question de qualité. »
Certaines personnes se voient une fois par an et conservent pourtant un lien fort, parce que chaque échange reste sincère et utile.
Entre deux rencontres, de petits gestes suffisent. Partager un article lié à une discussion passée, signaler un événement culturel ou féliciter une personne pour un projet montre que l'on a retenu ce qui compte pour elle.
Le message doit avoir une raison précise. Les relances génériques et répétitives produisent l'effet inverse.
LinkedIn facilite la connexion mais ne remplace pas la rencontre.
LinkedIn permet d'identifier un professionnel, de découvrir son travail et d'ouvrir une conversation. Il aide aussi à garder le contact après une rencontre.
Les invités reconnaissent pleinement cette utilité. Ils refusent toutefois de confondre l'accès à un profil avec la construction d'une relation.
Stéphane Savalle l'exprime ainsi : « Une connexion n'est pas une relation. » Le digital raccourcit la distance initiale.
Le face-à-face apporte d'autres signaux : la qualité d'écoute, la spontanéité, la façon de réagir et le plaisir d'échanger. Pour cette raison, la croissance des outils numériques ne condamne pas les clubs. Elle peut au contraire accroître le besoin de moments où les connexions deviennent des relations.
Un réseau utile doit rester ouvert aux nouvelles générations.
Un club qui réunit toujours les mêmes profils finit par reproduire les mêmes idées. Arnaud Hozatte et Stéphane Savalle défendent donc une ouverture à la fois générationnelle et professionnelle.
Les jeunes talents apportent d'autres usages et d'autres attentes. Les acteurs de la santé, de la mobilité, du numérique ou des services offrent des angles que le secteur de l'assurance ne produit pas toujours seul.
Cette diversité ne sert pas seulement l'image du club. Elle augmente la probabilité de faire des rencontres inattendues. Arnaud Hozatte décrit d'ailleurs le club comme « un accélérateur de rencontres improbables et géniales ». Le réseau entretient ensuite les liens qui méritent de durer.
À quoi ressemblera le networking de demain ?
Le networking professionnel deviendra probablement plus hybride. Les outils numériques faciliteront l'identification des interlocuteurs, la préparation des événements et le suivi des échanges. L'intelligence artificielle pourra suggérer des connexions pertinentes ou aider à retrouver une information dans un réseau étendu.
Ces fonctions ne suffiront pas à créer la confiance. Plus la connexion deviendra facile, plus la qualité de la relation fera la différence. Les clubs devront donc faire évoluer leurs formats, choisir des thèmes utiles et maintenir une expérience assez ouverte pour donner envie de revenir.
Leur avantage ne viendra pas du nombre de profils accessibles, mais de la qualité des situations qu'ils rendent possibles.
Ce qu’il faut retenir
Un réseau professionnel repose sur la confiance, pas sur le volume de contacts.
Le premier échange doit chercher à comprendre la personne avant de présenter une offre.
Trois à cinq conversations de qualité constituent déjà un bon objectif pour une soirée.
Un club utile crée un cadre favorable aux rencontres sans prétendre les fabriquer.
LinkedIn facilite la connexion et le suivi, tandis que le présentiel approfondit la relation.
La diversité des métiers, des générations et des parcours évite l'entre-soi.
La qualité d'un lien compte davantage que la fréquence des messages.
Le networking dans l'assurance ne demande pas de devenir la personne la plus visible de la salle. Il demande d'écouter, de rester curieux et d'accepter que les résultats se construisent dans le temps.
L'histoire d'AssurN'Co montre qu'une rencontre professionnelle peut produire bien plus qu'un contrat : une collaboration, une amitié, un projet collectif ou une nouvelle direction de carrière.
Retrouvez l'intégralité de cet échange avec Arnaud Hozatte et Stéphane Savalle dans Assurance en coulisses, disponible sur Spotify, Apple Podcasts, YouTube et toutes les plateformes d'écoute.
FAQ
Comment développer son réseau professionnel dans l'assurance
Pour développer son réseau dans l'assurance, privilégiez quelques conversations de qualité, posez des questions ouvertes et évitez de présenter votre offre trop tôt. Après l'événement, entretenez le lien avec des messages utiles et personnalisés. La confiance se construit dans le temps grâce à la régularité des échanges et au respect des engagements.
Quelle différence entre un contact et une relation professionnelle
Un contact est une personne que vous pouvez joindre. Une relation professionnelle suppose une confiance suffisante pour échanger des informations, demander un conseil ou recommander quelqu'un. Le nombre de contacts mesure la taille d'un carnet d'adresses. La qualité des relations détermine la capacité réelle du réseau à agir.
À quoi sert un business club dans l'assurance ?
Un business club réunit des professionnels qui se croiseraient peu dans leur activité quotidienne. Il facilite les échanges entre assureurs, courtiers, mutuelles, insurtechs et sociétés de services. Sa valeur tient au cadre proposé, à la diversité des participants et aux collaborations qui continuent après les événements.
Qu'est-ce que le networking dans l'assurance ?
Le networking dans l'assurance consiste à créer et entretenir des relations professionnelles entre les acteurs du secteur : assureurs, courtiers, mutuelles, assisteurs, réassureurs, insurtechs, distributeurs et sociétés de services. Il ne se limite pas à la prospection. Il sert aussi à partager des connaissances, identifier des partenaires, comprendre les évolutions du marché et faciliter des mises en relation fondées sur la confiance.
Pourquoi développer un réseau professionnel dans l'assurance ?
Les projets d'assurance mobilisent souvent plusieurs compétences et organisations. Un réseau solide aide à trouver un expert, comprendre un nouveau marché, constituer une chaîne de partenaires ou recruter un profil. Il permet aussi de confronter ses idées à d'autres métiers. Sa valeur dépend moins du nombre de contacts que de la fiabilité des relations construites dans le temps.
Quelle est la différence entre un carnet d'adresses et un réseau ?
Un carnet d'adresses rassemble des coordonnées. Un réseau existe lorsque les personnes se connaissent assez pour répondre, conseiller, recommander ou collaborer. Un contact peut être créé en quelques secondes sur LinkedIn. Une relation demande des échanges de qualité, une forme de réciprocité et des preuves de confiance. C'est cette profondeur qui rend le réseau réellement utile.
Comment networker quand on arrive seul à un événement ?
Fixez-vous un objectif simple de trois à cinq conversations. Observez les groupes ouverts et approchez les personnes seules. Commencez par une question sur leur actualité ou leur intérêt pour l'événement. Écoutez avant de parler de votre activité. Si une conversation ne prend pas, remerciez votre interlocuteur et poursuivez. La pratique réduit progressivement la timidité.
Quelles erreurs éviter lors d'un événement professionnel ?
Évitez de rester uniquement avec les personnes que vous connaissez, de chercher à parler à tout le monde ou de lancer immédiatement un argumentaire commercial. Ne jugez pas non plus un interlocuteur sur son seul poste actuel. Une relation peut devenir utile plus tard, changer de forme ou conduire à une autre rencontre. La curiosité et la qualité d'écoute sont plus efficaces que la pression.
Comment entretenir son réseau sans être insistant ?
Contactez une personne lorsque vous avez une raison précise : partager une information liée à une discussion, proposer une mise en relation ou féliciter un projet. Personnalisez le message et n'exigez pas de réponse immédiate. Une relation n'a pas besoin d'une fréquence élevée si chaque échange reste sincère. La qualité du contact compte davantage qu'un calendrier de relances mécaniques.
LinkedIn suffit-il pour créer un réseau professionnel ?
LinkedIn est utile pour identifier des professionnels, ouvrir une conversation et entretenir un lien. Il ne suffit pas toujours à construire la confiance nécessaire à une recommandation ou un projet commun. Les rencontres physiques apportent de la spontanéité et une compréhension plus fine de l'autre. Un réseau efficace combine généralement les outils numériques et des échanges en face-à-face.
Quel est le rôle d'un club comme AssurN'Co ?
AssurN'Co réunit des professionnels issus de toute la chaîne de valeur de l'assurance. Le club organise des formats conçus pour favoriser les échanges entre métiers, entreprises et générations. Son rôle est de créer des occasions de rencontre, de partage et de veille. Les collaborations restent ensuite l'affaire des participants et se construisent dans la durée.
Donnez de la force.
1. Abonnez-vous 🔔 pour ne rien manquer.
2. Laissez 5 ⭐️ ou un avis ici 🙏
Vous souhaitez sponsoriser Assurance en Coulisses ou proposer un partenariat ?
Contactez-moi via ce formulaire.
.png)




Commentaires